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Tony Allen, figure de l'Afrobeat et batteur légendaire, est mort

Le batteur Tony Allen, le 27 juin 2010, au festival de Glastonbury au Royaume-Uni.
Le batteur Tony Allen, le 27 juin 2010, au festival de Glastonbury au Royaume-Uni. © Leon Neal, AFP

Le musicien nigérian Tony Allen, batteur et créateur de l'afrobeat aux côtés du son compatriote Fela Kuti, est décédé jeudi à Paris à l'âge de 79 ans. Sa mort n'est pas en lien avec le Covid-19.

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L’Afrobeat a perdu l’un de ses créateurs. Le batteur Tony Allen est mort jeudi 30 avril à l’âge de 79 ans, à Paris, a annoncé son manager.

"On ne connaît pas exactement la cause du décès", a indiqué Eric Trosset, tout en précisant qu'il n'a pas été emporté par le virus Covid-19. "Il était en pleine forme, c'était assez soudain. Je lui ai parlé à 13h, puis deux heures plus tard, il était pris d'un malaise et a été transporté à l'hôpital Pompidou [à Paris] où il est décédé", a précisé son agent.

La star, qui vivait à Courbevoie (Hauts-de-Seine), près de Paris, a été dans les années 1960 et 1970 le batteur et le directeur musical de son compatriote Fela Kuti, avec qui il créa l'afrobeat, genre à part entière, musique hypnotique et répétitive mêlant le style highlife, la polyrythmie yoruba, le jazz, le funk et qui devint l'un des courants fondamentaux de la musique africaine du XXe siècle.

Sur cette musique puissante, Fela greffera ses paroles révolutionnaires et panafricanistes qui feront de lui l'un des symboles les plus forts de la lutte pour les libertés en Afrique. Avec Fela et le groupe Africa 70, il va enregistrer une quarantaine d'albums, avant que les chemins des deux complices ne se séparent après vingt-six ans de collaboration.

"Le meilleur batteur qui ait jamais vécu"

Sa rythmique était si intense qu'à son départ, Fela a eu besoin de quatre batteurs pour le remplacer. Le musicien britannique Brian Eno avait qualifié Tony Allen de "meilleur batteur qui ait jamais vécu".

Autodidacte, il avait commencé à jouer à l'âge de 18 ans et s'est nourri des musiques de Dizzy Gillespie et de Charlie Parker, de même que des musiques africaines contemporaines.

Il était toujours prisé des artisans des musiques actuelles. Il assurait la batterie de The Good, The Bad and The Queen, un des projets de Damon Albarn, ex-leader de Blur. En France, il avait participé au morceau de Sébastien Tellier, "La Ritournelle". Après le décès de Manu Dibango emporté par le coronavirus fin mars, la scène musicale africaine est de nouveau en deuil.

Avec AFP

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