Accéder au contenu principal

Un soldat de la Légion étrangère gravement blessé au Mali est décédé

Des soldats français, près de la base de Gossi, au Mali, le 24 mars 2019.
Des soldats français, près de la base de Gossi, au Mali, le 24 mars 2019. © Daphné Benoît, AFP (archives)

Un soldat engagé dans les rangs de l'armée française blessé au Mali dans l'explosion d'un engin explosif improvisé, a succombé à ses blessures.

Publicité

Un légionnaire étranger, blessé le 23 avril au Mali lors d'une "opération contre les groupes armés terroristes", est décédé des suites de ses blessures vendredi 1er mai à l'hôpital militaire de Clamart.

Le brigadier Dmytro Martynyouk avait été blessé par l'explosion d'un engin explosif improvisé, a précisé le chef de l'État, Emmanuel Macron, dans un communiqué, en saluant "le courage des militaires français engagés au Sahel".

"Le président de la République s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie, frappé dans l'accomplissement de sa mission", poursuit le communiqué.

Deux militaires touchés 

"Le 23 avril, en fin d'après-midi, un camion-citerne militaire de la force Barkhane a été atteint par un engin explosif improvisé dans le Liptako malien alors que l'unité auquel il appartenait était engagée dans une opération contre des groupes armés terroristes", a décrit le ministère des armées dans un autre communiqué. Le conducteur et le chef de bord du véhicule ont été touchés et évacués vers la métropole. L'armée précise que l'état du camarade du brigadier Dmytro Martynyouk "est stable, et son pronostic vital n'est pas engagé".

Ce décès porte à 42 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval, selon un comptage effectué à partir de chiffres publiés par l'état-major.  

Ces dernières semaines, l'armée française a multiplié les offensives dans cette région du Sahel située entre le Mali et le Niger, y revendiquant la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l'année.

Les effectifs de Barkhane sont récemment passés de 4 500 à 5 100 militaires. Paris espère que ce renfort permettra d'inverser le rapport de forces dans le Sahel, où les groupes jihadistes ont multiplié les attaques ces derniers mois. 

Les violences jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4 000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, cinq fois plus qu'en 2016, selon l'ONU, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales.

Avec Reuters et AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.