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Coronavirus: lente amélioration à confirmer avant le déconfinement

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Paris (AFP)

La lente amélioration dans la lutte contre le coronavirus est un bon signe, à confirmer avant un déconfinement autour duquel les interrogations subsistent, de la réouverture des écoles aux mesures de quarantaine prévues à l'entrée en France après le 11 mai.

La pression sur les services de réanimation continue à s'amoindrir, avec 51 patients atteints du Covid-19 en moins au cours des dernières 24 heures, a annoncé samedi le ministère de la Santé. Le virus a causé la mort de 166 personnes lors des dernières 24 heures, loin cependant des centaines de morts quotidiennes il y a encore quelques semaines.

La carte de France a encore "verdi" un peu plus samedi avec de nouveaux départements, six au total, désormais dans le vert, les tensions sur le système hospitalier diminuant.

Dans les départements en vert, 47 au total, une moindre présence du virus permettra d'organiser un déconfinement plus large.

Le gouvernement n'entend pas néanmoins baisser la garde et il a annoncé samedi la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet. Celle-ci ne pouvant être autorisée que par la loi, le texte sera examiné à partir de lundi au Sénat puis du lendemain à l'Assemblée nationale.

Comme prévu, le gouvernement a rendu obligatoire une "quatorzaine" pour les personnes arrivant sur le territoire national, dont les conditions de mise en œuvre doivent être arrêtées dans les jours à venir, et un isolement si elles sont malades.

En revanche, pour les personnes testées positives qui se trouvent déjà sur le territoire, le gouvernement "n'a pas pris de dispositif législatif pour imposer l'isolement", a détaillé le ministre de la Santé Olivier Véran, comptant sur "l'esprit de responsabilité des Français".

- Nombreuses interrogations -

Le gouvernement est également resté prudent sur le traçage des malades, un sujet extrêmement sensible. L'application controversée StopCovid ne sera ainsi pas disponible le 11 mai. Seront en revanche actives des "brigades" devant permettre l'identification des "cas contacts" des personnes testées positives.

De très nombreuses interrogations subsistent néanmoins sur l'après-11 mai, essentiellement autour de la réouverture des écoles, qui laisse encore perplexes nombre de parents et d'enseignants.

La "majorité des écoles" maternelles et primaires seront au rendez-vous du 11 mai, a assuré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, avec un maximum de 15 enfants par classe.

Et pour les accueillir, les écoles devront respecter un protocole sanitaire très strict : lavage de mains répétés, jeux proscrits, désinfection du matériel, sens de circulation marqué au sol... un vrai casse-tête, surtout en maternelle, font valoir certains enseignants.

Ainsi à Lyon, aucune date de rentrée n'a été fixée pour les élèves de petite et moyenne section de maternelle. "Les mesures de distanciation et les gestes barrières étant très complexes à mettre en œuvre", a justifié la mairie de Lyon dans un communiqué.

Idem à Nantes où la maire Johanna Rolland a d'ores et déjà prévenu qu'il ne serait "pas possible" que tous les enfants retournent à l'école le 11 mai.

Autre source de tension en prévision du 11 mai: la vente des masques dont le port sera obligatoire dans les transports publics.

- "Stocks cachés" -

A dix jours du déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l'unité, mais pas celui des masques en tissu, en raison de la diversité des modèles et de leur provenance.

La polémique face à une hausse attendue de l'offre de masques continue de battre son plein. La grande distribution s'est une nouvelle fois défendue samedi d'avoir constitué des "stocks cachés" de masques à usage unique, une polémique "nulle" pour le patron du groupe Leclerc, "insensée" pour celui de Système U.

Les Ordres des professions de santé se sont offusqués dans un texte cinglant du nombre "sidérant" de masques annoncés à la vente par la grande distribution à partir de lundi: "100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence."

"Je trouve ça dégueulasse, car ça casse le front qui s'est construit entre le personnel de santé et le monde économique", a réagi le président du géant Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, dans une interview au Journal du dimanche.

Sur le plan économique, la crise sanitaire continue ses ravages : la SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant une aide de l'Etat et des suppressions de postes.

- A l'arrêt complet -

Et côté transports, la crainte est grande en¨Île-de-France où la présidente de la région, Valérie Pécresse, demande que les salariés aujourd'hui en télétravail ne retournent pas au bureau le 11 mai pour éviter l'engorgement du métro ou du RER.

L'après-11 mai reste aussi sujet d'inquiétudes pour le monde de la culture, à l'arrêt complet depuis le confinement.

Samedi, les organisateurs de la Route du Rock ont finalement annoncé avoir décidé d'annuler purement et simplement l'événement, initialement prévu du 19 au 22 août, soit bien après le début du déconfinement.

Emmanuel Macron a promis samedi de "premières mesures" mercredi pour le monde de la culture, en grandes difficultés depuis le 17 mars.

En attendant, des artistes arpentent depuis quelques jours les rues de Bordeaux pour "crier", à la manière des anciens gardes champêtres, les messages d'amour ou d'humour des habitants.

Ces "crieurs de rue", à l'initiative de la Ville de Bordeaux, vont, par binômes et à jours fixes, déclamer au pied des immeubles les poèmes, chansons, blagues ou voeux d'anniversaire déposés sur des boîtes email et vocale mises spécialement à la disposition des habitants.

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