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Déconfinement: les sénateurs LR saisiront le Conseil constitutionnel, dit Retailleau

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, dans la cour de l'Elysée le 5 février 2020
Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, dans la cour de l'Elysée le 5 février 2020 LUDOVIC MARIN AFP/Archives
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Paris (AFP)

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, très critique sur le projet de loi organisant le déconfinement, affirme au JDD que les sénateurs de son parti saisiront le Conseil constitutionnel notamment sur la responsabilité des élus.

Le Conseil constitutionnel sera saisi sur le projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire et organisant le déconfinement, qui sera examiné lundi au Sénat, "au terme de la procédure législative, soit par 60 sénateurs, soit par le président du Sénat, Gérard Larcher", affirme M. Retailleau au Journal du Dimanche. Le président de la République n'a pas tenu, à ses yeux, ses "engagements" sur la responsabilité des élus, ajoute Bruno Retailleau pour expliquer cette saisine du Conseil.

"Lors d'une réunion, le 21 avril, Emmanuel Macron s'était engagé auprès de Gérard Larcher à traiter la question de la responsabilité des élus locaux. Or elle est absente du texte", fait-il valoir.

Le protocole sanitaire de 63 pages prévu pour les écoles "est une défausse. C'est une usine à gaz hors sol qui vise à protéger la bureaucratie et met sur les épaules des élus plus de contraintes qu'ils ne peuvent en porter. Ces règles sont autant de potentielles mises en cause de la responsabilité pénale d'un élu", selon lui.

M. Retailleau indique en outre que le groupe LR, majoritaire au Sénat, s'abstiendra, comme la majorité des députés LR, sur la stratégie de déconfinement présentée aussi lundi au Sénat par le Premier ministre (avant l'examen du projet de loi) "parce que nous ne voulons pas voter contre le principe du déconfinement mais que nous avons des doutes sur les conditions de sa réussite".

Le sénateur de Vendée voit notamment des "failles de sécurité béantes" dans le système d'information des malades mis en place "sans anonymisation", sans "aucune instance de contrôle, ni pour la collecte des données, ni pour leur destruction ensuite", jugeant l'application numérique StopCovid "plus protecteur que ce qu'on nous propose aujourd'hui".

"Le chef du gouvernement construit sa stratégie comme on fait un pari, en croisant les doigts pour que ça ne tourne pas à la catastrophe", alors qu'il "aurait au contraire fallu créer les conditions pour casser la chaîne de contamination", "généraliser les masques, massifier les tests, tracer et isoler" et "former plus tôt" les brigades prévues pour le déconfinement, développe-t-il.

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