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Covid-19, vaccin et économie : Donald Trump livre un discours de campagne

Le président Donald Trump s'est exprimé sur Fox News depuis le Mémorial Lincoln de Washington D.C., le 3 mai 2020.
Le président Donald Trump s'est exprimé sur Fox News depuis le Mémorial Lincoln de Washington D.C., le 3 mai 2020. © Joshua Roberts, Reuters

Le président des États-Unis Donald Trump a prédit dimanche un vaccin contre le nouveau coronavirus d'ici fin 2020 et une année 2021 "incroyable" sur le plan économique. Un discours résolument politique.

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À six mois de l'élection présidentielle, l'heure est à l'optimisme pour Donald Trump. Critiqué pour sa gestion de la crise, le président des États-Unis s'est exprimé sur Fox News, dimanche 3 mai, pour défendre avec force tous ses choix.

Installé à côté de l'imposante statue d'Abraham Lincoln, au sein du Mémorial dédié au très populaire 16e président de l'histoire américaine, Donald Trump ne s'est pas attardé sur le bilan de la pandémie, qui a fait plus 67 600 morts dans le pays – dont 1 450 nouveaux décès dans les dernières 24 heures, selon le bilan de l'Université Johns Hopkins.

"Je pense que nous avons sauvé des millions de vies", a lancé l'hôte de la Maison Blanche lors cet échange (virtuel) avec des Américains retransmis en direct sur Fox News et baptisé "L'Amérique ensemble : retourner au travail".

L'ancien magnat de l'immobilier s'est aussi montré très optimiste sur les recherches en cours sur le Covid-19. "Nous pensons que nous aurons un vaccin d'ici la fin de cette année", a-t-il lancé lors de cette émission spéciale, sur le National Mall de Washington.

"Je dis ce que je pense"

"Les médecins vont dire : vous ne devriez pas dire cela. Je dis ce que je pense", a-t-il ajouté. Quelle serait sa réaction si un pays découvrait un vaccin avant les États-Unis ? "Cela m'est égal", a-t-il répondu. "Je veux juste avoir un vaccin qui fonctionne." Une centaine de projets de vaccin contre le Covid-19 sont actuellement développés à travers le monde, dont une dizaine en phase d'essais cliniques.

Martelant sa volonté de permettre aux activités du pays de reprendre de manière prudente mais "aussi rapidement que possible", le président américain s'est montré optimiste sur les perspectives économiques.

Interrogé sur la mise en scène de cet entretien, critiqué par certains élus, M. Trump s'est dit ravi de l'initiative. "Nous n'avons jamais eu un cadre aussi magnifique", a-t-il déclaré, tout sourire. "Au-delà du fait que c'était un grand homme, c'est une œuvre d'art magnifique", a-t-il insisté, évoquant le monument érigé en l'honneur d'Abraham Lincoln, assassiné le 15 avril 1865.

Le ton adopté par le 45e président des États-Unis depuis le début de cette crise sanitaire sans précédent suscite des réserves jusque dans son propre camp. Son prédécesseur républicain George W. Bush a lancé samedi dans une vidéo un appel à l'unité et à la compassion qui, sans nommer le milliardaire, lui semblait clairement destiné.

Un entretien en grandes pompes

À la veille de ce "Town Hall" à grand spectacle, Donald Trump a subi un camouflet : les élus des deux bords ont rejeté son offre de dépistage rapide et prioritaire des sénateurs, qui doivent se retrouver lundi en séance plénière.

En campagne, comme depuis son arrivée au pouvoir, il n'a cessé de louer les qualités de Lincoln, souvent pour se comparer à lui de manière avantageuse. Retweetant samedi un message d'un des partisans enthousiastes assurant qu'il avait fait "plus pour les Noirs que tous les présidents réunis", Donald Trump a ajouté : "C'est vrai", tout en soulignant que Lincoln n'était "pas mal" non plus.

Donald Trump doit s'envoler mardi pour Phoenix, en Arizona, où il doit visiter une usine de fabrication d'équipements médicaux. Un déplacement dans l'Ohio est également prévu.

"Tout le monde veut des meetings de campagne", a-t-il souligné dimanche soir. "Mais nous ne pouvons pas organiser un meeting dans un stade vide !", a-t-il ajouté, disant son espoir de pouvoir en organiser dans les deux ou trois mois précédant l'élection présidentielle du 3 novembre.

Avec AFP

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