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Covid-19 : en France, la D1 féminine de football toujours dans l'attente

L'Olympique Lyonnais devrait décrocher son 14e titre de rang.
L'Olympique Lyonnais devrait décrocher son 14e titre de rang. © Fred Tanneau

À la différence de son homologue masculine, dont le classement a été entériné, la première division féminine du football français est toujours dans l'attente d'un verdict. L'issue de la saison ne laisse toutefois que peu de place au doute.

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L'OL une nouvelle fois sacré, l'OM relégué à l'échelon inférieur ? Conformément aux annonces des instances, le Championnat de France féminin de football a baissé le rideau, mais ses acteurs ignorent encore les contours du classement final, restés flous dans l'attente d'une officialisation de la Fédération attendue le 11 mai.

Premier avant le clap de fin, l'ogre lyonnais doit logiquement avaler un quatorzième titre consécutif en D1, mais sa soif de trophées n'est pour l'heure pas totalement satisfaite.

"Beaucoup de choses sont écrites mais on ne sait pas. On m'a appelé il y a trois jours pour me féliciter mais j'ignore si c'est entériné ou pas", a confié l'entraîneur Jean-Luc Vasseur, lundi 4 mai, au quotidien régional Le Progrès, se disant "dans l'attente en espérant que quelque chose aboutisse".

Jeudi, le président de l'OL Jean-Michel Aulas avait aussi glissé sur Twitter : "Bravo au PSG et Lorient champions de L1 et L2, et au fait pourquoi l'OL féminin ne l'est-il pas ?".

La Fédération, organisatrice des compétitions féminines en France, a bien mis un terme à la D1, suspendue depuis mi-mars en raison de la pandémie de coronavirus. Mais sans rien dire, ou presque, du classement final.

Une décision dès le 11 mai ?

"Une prochaine réunion du Comex de la FFF précisera les règles de gestion sportive de la saison 2019-2020 et statuera sur les conditions de redémarrage de la saison 2020-21", a-t-elle simplement fait savoir le 28 avril.

Sollicitée lundi par l'AFP, la Fédération a indiqué que le sujet était à l'ordre du jour du prochain comité exécutif, prévu le 11 mai.

Le foot féminin, passé un peu inaperçu au moment de l'arrêt des compétitions majeures en France, devrait logiquement offrir ce jour-là à l'OL un sacre à retardement, son 14e consécutif en championnat depuis 2007.

Le Paris SG ne criera probablement pas à l'injustice. Pourtant, les partenaires de Kadidiatou Diani et de Formiga conservaient encore l'espoir de ravir le titre, pour la première fois de l'histoire du club.

À six journées de la fin, les Parisiennes n'accusaient en effet qu'un petit handicap de trois points sur les Lyonnaises, qu'elles étaient sur le point de recevoir. La suspension du championnat a été actée le 13 mars, à la veille du choc.

"Il y a une énorme frustration car il y a tout un travail fait en amont et au bout du compte on nous enlève peut-être certaines récompenses", mais il était "presque impensable de reprendre", a confié au journal l'Équipe l'entraîneur parisien Olivier Echouafni.

Saint-Étienne ne veut pas être lésé

Bordeaux peut aussi se montrer frustré par l'issue du Championnat. L'équipe de Viviane Asseyi était troisième à quatre points de Paris, qu'elle devait accueillir à l'avant-dernière journée.

En l'état, ce sont donc Lyon et Paris qui représenteront la France la saison prochaine en Ligue des champions féminine.

En bas de tableau, Marseille (11e avec 6 pts) et Metz (12e avec 2 pts), largement décrochés au classement, devraient retrouver la deuxième division.

Qui fera le chemin inverse ? Premier de son groupe en D2, avec douze points d'avance sur le plus proche poursuivant, Issy-les-Moulineaux a son billet d'accession en poche.

L'issue est plus incertaine dans le groupe B où Saint-Étienne, invaincu cette saison, accuse trois points de retard et un match en moins par rapport au Havre, leader et promu selon les règles fixées par la Fédération.

Pour établir un classement, malgré la saison tronquée, la FFF a en effet établi un quotient de points gagnés par matches joués. Ce ratio prive les "Vertes" d'accession "pour 0,04 point", selon le club stéphanois qui a porté l'affaire devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Son cas est étudié mercredi.

Avec AFP

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