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Japon: le coronavirus provoque l'annulation d'un tournoi de sumo

Le yokozuna mongol Hakuho (g), le 7 janvier 2020 à Tokyo
Le yokozuna mongol Hakuho (g), le 7 janvier 2020 à Tokyo CHARLY TRIBALLEAU AFP/Archives
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Tokyo (AFP)

L'Association japonaise de sumo a annoncé lundi l'annulation du prochain tournoi et son projet d'organiser le suivant à huis clos, au moment où le pays vient de décider la prolongation jusqu'à fin mai de l'état d'urgence instauré pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Le prochain "basho" du très ancien sport japonais, déjà reporté de deux semaines en raison de la pandémie, devait commencer le 24 mai.

Le président de l'association, Hakkaku, a annoncé dans un communiqué la décision de l'annuler "afin de préserver la santé et la sécurité des fans et des personnes impliquées".

Ses propos interviennent peu de temps après la prolongation lundi par le Premier ministre Shinzo Abe de l'état d'urgence jusque fin mai.

Il s'agit de la première annulation d'un tournoi depuis 2011, où le pays avait dû renoncer à celui du printemps en raison d'un scandale de combats truqués. Et cette annulation-là était la première en plus d'un demi-siècle.

Il y a en temps normal six tournois par an et l'association a par ailleurs dit "avoir pour objectif" d'organiser celui de juillet sans spectateurs et de le déplacer de Nagoya, dans le centre du Japon, à Tokyo, où résident les lutteurs.

En mars, le basho d'Osaka avait eu lieu sans spectateurs, mais avait été diffusé en direct à la télévision. Les lutteurs devaient prendre leur température deux fois par jour et ont dû faire une entorse à plusieurs rituels pour limiter la propagation du virus.

Le monde fermé du sumo avait confirmé le 10 avril un premier cas de coronavirus en son sein, chez un lutteur de rang inférieur. Depuis, quelques cas se sont révélés parmi les grades inférieurs et chez un maître d'écurie de sumo.

Les lutteurs vivent en communauté hiérarchisée au sein d'écuries ou confréries, "heya" en japonais, et les non-titulaires dorment dans des chambres communes sur des tatamis.

Le Japon, dont la population est d'environ 126 millions et qui a enregistré son premier cas mi-janvier, fait état depuis le début de l'épidémie de plus de 15.000 infections au total et de 510 décès, bien moins que les chiffres publiés par nombre d'autres pays.

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