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La Bourse de Paris accuse le coup (-3,40%), craignant de nouvelles tensions sino-américaines

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ERIC PIERMONT AFP/Archives
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Paris (AFP)

La Bourse de Paris baissait nettement (-3,40%) lundi matin au terme d'un long week-end, dans le sillage des importantes pertes enregistrées par Wall Street vendredi, inquiète des nouvelles menaces commerciales américaines contre la Chine.

A 09H41, l'indice CAC 40 reculait de 155,45 points à 4.416,73 points. Jeudi, il avait fini en baisse de 2,12%.

"Les menaces de sanctions des Etats-Unis à l'encontre de la Chine, les publications et/ou les discours et prévisions en demi-teinte de certains groupes technologiques, les craintes que le déconfinement soit très laborieux et que l'économie reste durablement sous pression même sans seconde vague épidémique (...) sont autant d'éléments qui invitent à la prudence en ce début de semaine", relève dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Le président américain Donald Trump a dit jeudi envisager des taxes punitives contre Pékin après avoir acquis la certitude que le nouveau coronavirus proviendrait d'un laboratoire chinois.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a en outre affirmé dimanche qu'il existait un "nombre significatif de preuves" que le nouveau coronavirus provient d'un laboratoire de la ville chinoise de Wuhan, berceau de la pandémie.

"L'accroissement substantiel des tensions entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que le retour du spectre d'une hausse des tarifs douaniers américains à l'égard de Pékin constituent un nouveau facteur de risque pour le marché boursier en ce début du mois de mai", estime pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"La crainte dans les salles de marché est d'avoir une intensification de la guerre commerciale qui vienne s'ajouter à la crise économique et sanitaire, ce qui viendrait hypothéquer toute perspective de reprise de l'activité rapide", selon lui.

Sur une note plus positive, l'Agence américaine du médicament (FDA) a accordé vendredi une autorisation d'utilisation en urgence au remdesivir, du laboratoire Gilead, après qu'un essai américain a montré qu'il écourtait sensiblement le temps nécéssaire au rétablissement des patients les plus gravement atteints du Covid-19.

Donald Trump a aussi promis un vaccin contre le coronavirus avant la fin de l'année au moment où l'Europe, Italie en tête dès ce lundi, se lance cette semaine dans le déconfinement.

Ce lundi, l'agenda sera dominé par les chiffres définitifs de l'activité manufacturière (PMI) en zone euro pour le mois d'avril.

Aux Etats-Unis, l'activité du secteur manufacturier a comme prévu plongé le mois dernier, lutte contre la pandémie oblige, mais s'est contractée moins que ne le craignaient les économistes.

- L'aérien de nouveau dans l'oeil du cyclone -

En matière de valeurs, Unibail-Rodamco dégringolait de 9,40% à 48,67 euros pendant que Sanofi prenait 1,45% à 87,29 euros.

Airbus décrochait de 6,12% à 54,34 euros. En cas de besoin, l'Etat "sera là pour Airbus", a assuré dimanche le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, sans donner de précisions sur le type d'aide que l'avionneur pourrait recevoir.

Air France chutait pour sa part de 5,68% à 4,38 euros en dépit du fait que la Commission européenne a autorisé lundi la France à octroyer un soutien de 7 milliards d'euros à la compagnie aérienne pour affronter les conséquences de la crise du coronavirus.

Europcar Mobility Group perdait 2,76% à 1,65 euros après que le groupe, dont l'activité a chuté avec les mesures de confinement, a annoncé dimanche avoir finalisé un plan de financement de plus de 300 millions d'euros, dont un prêt de 220 millions garanti à 90% par l'Etat français.

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