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La Bourse de Paris creuse ses pertes (-3,74%) à la mi-journée

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Paris (AFP)

La Boursede Paris creusait ses pertes(-3,74%) lundi à la mi-journée, répercutant à son tour la baisse des marchés américains de vendredi, dans un contexte d'aversion au risque ravivé par les incertitudes liées au déconfinement et à la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

A 12H50 (10H50 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 170,94 points à 4.401,24 points, dans un volume d'échanges de 1,3 milliard d'euros. Jeudi, il avait fini en baisse de 2,12%.

La cote parisienne, qui rouvrait après un long week-end, a débuté en nette baisse et conservé cette tendance au cours de la matinée.

De son côté, Wall Street, après avoir terminé en forte baisse vendredi, s'orientait vers une ouverture dans le rouge. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average baissait de 1,10%, l'indice élargi S&P 500 de 0,85% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,75%.

"L'orientation des marchés américains vendredi, de l'Asie et des futures (contrats à terme, ndlr) expliquent en partie la baisse des marchés européens ce matin", résume dans une note Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

"L'autre élément de baisse, c'est le regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine" puisque "Donald Trump a menacé d'utiliser l'arme des tarifs douaniers en mesure de rétorsion contre la Chine, qu'il tient pour responsable de l'épidémie" de coronavirus, poursuit-il.

Après avoir déjà menacé la semaine dernière la Chine de taxes punitives, les Etats-Unis ont encore durci le ton dimanche en affirmant disposer d'un "nombre significatif de preuves" que le nouveau coronavirus provient d'un laboratoire de la ville de Wuhan, berceau de la pandémie.

De son côté l'Europe, Italie en tête, a franchi lundi une nouvelle étape dans le déconfinement de ses populations même si la plus grande prudence reste de mise.

En pleine campagne électorale, le président américain Donald Trump a quant à lui voulu faire souffler un vent d'optimisme concernant une fin possible de la pandémie en promettant un vaccin avant la fin de l'année.

En matière d'indicateurs, la chute de l'activité du secteur manufacturier français s'est accélérée en avril pour atteindre son plus bas historique, pénalisée par les mesures de confinement qui ont mis l'économie à l'arrêt, a indiqué lundi le cabinet IHS Markit.

L'économie de Hong Kong a quant à elle enregistré au premier trimestre une contraction de 8,9% sur un an, un record.

- L'aérien en détresse -

En matière de valeurs, le géant mondial des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield dégringolait de 7,91% à 49,47 euros tandis que Total s'enfonçait de 7,49% à 30,39 euros. Les prix du pétrole restaient sous pression lundi face à la résurgence de tensions entre Washington et Pékin, préjudiciable à la demande en or noir déjà plombée par les conséquences économiques de la pandémie.

A l'autre extrémité du CAC 40, Sanofi progressait de 2,31% à 88,02 euros.

Airbus décrochait pour sa part de 6,96% à 53,85 euros. En cas de besoin, l'Etat "sera là pour Airbus", a assuré dimanche le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, alors que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé lundi le lancement cette semaine de l'examen de plans de soutien pour le secteur aéronautique et l'industrie automobile en France, deux des filières les plus menacées par la crise.

Air France chutait de 5,94% à 4,37 euros en dépit du fait que la Commission européenne a autorisé lundi la France à octroyer un soutien de 7 milliards d'euros à la compagnie aérienne pour affronter les conséquences de la crise du coronavirus.

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