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Marseille: face à des "clusters" familiaux, les médecins somment les autorités d'agir

L'Ombrière sur le Vieux Port à Marseille, le 3 mai 2020
L'Ombrière sur le Vieux Port à Marseille, le 3 mai 2020 Christophe SIMON AFP
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Marseille (AFP)

A Marseille, où ont été repérés des foyers épidémiques de Covid-19 dans des familles des quartiers Nord, des médecins somment les autorités d'agir pour attribuer au plus vite des places d'hébergement à des malades afin de les isoler efficacement de leurs proches.

Depuis la mi-avril, un dispositif spécial ville/hôpital de dépistage du coronavirus appelé NordCovid a été déployé au pied des tours des quartiers pauvres de Malpassé et Kallisté, au nord de Marseille.

Face à ce phénomène et au constat de surpopulation de beaucoup d'appartements dans ces quartiers où l'isolement d'une personne malade est une gageure, Mme Levy-Mozziconacci insiste sur "l’extrême nécessité de trouver des lieux d’hébergement".

Encouragée par une "réelle volonté d'accompagnement" de l'Agence régionale de santé et par les discours gouvernementaux, la médecin a identifié plusieurs solutions: un centre social, des hôtels, des centres de vacances, et même un locataire de mobil-homes prêts à mettre à disposition des chambres pour les malades le temps de leur quarantaine, qui attendent une "réquisition" nécessaire de l'Etat.

Pourtant, rien ne bouge: "Là nous sommes dans une situation d'urgence: j'ai envoyé une lettre à la préfète à l'égalité des chances le 20 avril, nous sommes début mai et nous n'avons pu mettre personne à l'abri", déplore Mme Levy-Mozziconacci. "On attend du gouvernement une note et un budget", martèle-t-elle.

"Ca se décante un peu car a priori on va obtenir une aile dédiée aux patients covid+ dans un centre d'hébergement social", ajoute Aloys Vimard, coordinateur du projet pour Médecins sans frontières.

"Mais c'est inquiétant cette latence pour prendre des décisions alors qu'on est en crise sanitaire", s'alarme cet habitué de la médecine d'urgence.

Selon M. Vimard, "avec le déconfinement le nombre de personnes positives va augmenter, et l'éviction est la seule solution pour casser les chaînes de transmission".

Contactés par l'AFP, ni les services de l'ARS, ni ceux de la préfecture, n'avaient répondu lundi après-midi.

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