Un soldat de la Légion étrangère tué dans des combats au Mali

Des soldats français, près de la base de Gossi, au Mali, le 24 mars 2019.
Des soldats français, près de la base de Gossi, au Mali, le 24 mars 2019. © Daphné Benoit, AFP (archives)

Un légionnaire de l'armée française a été tué lundi lors de combats contre des groupes insurgés au Mali, a annoncé l'Élysée. Il s'agit du second soldat de la Légion étrangère tué dans la région en moins d'une semaine.

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Le légionnaire de 1ère classe Kévin Clement a été "tué au combat", lundi 4 mai, lors d’une opération contre des groupes insurgés au Mali, a annoncé la présidence de la République dans la soirée. Il appartenait au premier régiment étranger de cavalerie de Carpaigne, dans le sud de la France.

"Le président de la République adresse ses très sincères condoléances à sa famille et à ses frères d’armes, de la Légion étrangère et de l’Armée de terre, déjà endeuillés par le décès vendredi dernier du brigadier Martynyouk, du même régiment", ajoute le communiqué de l'Élysée.

Kévin Clément a été tué dans "un accrochage avec des terroristes" dans la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali, a précisé le ministère des Armées.

Cette zone est située dans la région dite des trois frontières, avec le Niger et le Burkina Faso, où se concentre une partie des efforts de l'opération Barkhane avec les pays du G5 Sahel.

L'état-major des armées françaises a précisé que "son sous-groupement tactique désert, engagé dans une action de harcèlement zonal et de ratissage contre les groupes armés terroristes, a décelé plusieurs ennemis".

Au cours de l'affrontement, Kévin Clément a été grièvement blessé par balle au niveau de la tête et il est mort à Gao, où il avait été évacué par hélicoptère. Deux jihadistes ont été "mis hors de combat", selon l'armée française, qui intervient depuis 2013 au Mali.

Kévin Clément, âgé de 21 ans, était au Mali depuis février. Il était célibataire et sans enfant.

43 militaires français tués au Sahel

"Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens", a indiqué la ministre des Armées, Florence Parly. "Aux côtés de leurs frères d’armes français, européens et sahéliens, la lutte contre le terrorisme continue", a-t-elle ajouté dans un communiqué distinct, en adressant ses "condoléances" à la famille et aux proches du légionnaire.

Ce décès porte à 43 le nombre de militaires de l'armée française tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, avec les opérations Serval puis Barkhane, selon un comptage effectué à partir de chiffres publiés par l'état-major.

Ces dernières semaines, l'armée française a multiplié les offensives au Sahel, y revendiquant la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l'année. Les effectifs de Barkhane sont récemment passés de 4 500 à 5 100 militaires. Paris espère que ce renfort permettra d'inverser le rapport de forces sur le terrain, où les groupes jihadistes ont multiplié les attaques ces derniers mois.

Avec AFP

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