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Confinement serein et optimiste pour Florent Manaudou

Florent Manaudou lors de la demi-finale du 50 m papillon lors des Championnats d'Europe en petit bassin à Glasgow, le 7 décembre 2019
Florent Manaudou lors de la demi-finale du 50 m papillon lors des Championnats d'Europe en petit bassin à Glasgow, le 7 décembre 2019 ANDY BUCHANAN AFP/Archives
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Paris (AFP)

Florent Manaudou, qui vit "très bien" son confinement à Marseille, envisage sans inquiétude son retour à l'eau, même s'il est encore entouré de nombreux points d'interrogation, et répète un maître-mot, s'adapter, dans un entretien à l'AFP.

"Je suis bien là où je suis, j'attends la fin du confinement et j'ai besoin d'infos comme tout le monde, mais ça va très bien", raconte le champion olympique 2012 et vice-champion olympique 2016 du 50 m, revenu à la natation il y a un peu plus d'un an avec l'ambition de reconquérir l'or olympique aux Jeux de Tokyo, désormais reportés à l'été 2021 par la pandémie de coronavirus.

"J'aime bien cette période, ça fait un break pour réfléchir à d'autres choses, se poser. D'habitude, on s'entraîne tous les jours, on est tout le temps dans des avions... Je pense que ça fait du bien à tous les sportifs, ça permet de penser à sa carrière, à son futur, à ce qui est derrière soi aussi", estime-t-il.

Si, à moins d'une semaine du début annoncé du déconfinement en France, son retour dans les bassins reste flou, comme les contours de ses semaines et mois à venir, Manaudou (29 ans), confiné avec sa compagne danoise Pernille Blume, championne olympique en titre du 50 m, ne s'en fait "pas du tout".

- "J'ai déjà arrêté trois ans..." -

"Il va falloir attendre la reprise pour savoir les dégâts qu'a fait ce confinement sur notre corps, c'est dur à dire tant qu'on n'a pas recommencé, mais je ne suis pas inquiet. J'ai déjà arrêté trois ans (entre l'été 2016 et le printemps 2019, ndlr) et j'étais bien revenu. En plus, je suis un nageur de 50 m, et j'ai un peu d'expérience, donc ce ne sera pas un problème je pense", explique-t-il.

"Quand on va se remettre à l'eau, il va nous manquer du ressenti surtout. Mais il n'y a pas d'échéance sportive à court terme, donc ce n'est pas très grave", ajoute le sprinter équipé par Arena, qui s'en tient à des exercices habituels de préparation physique mais ne court pas, pour ne pas risquer de se blesser, pendant ce confinement.

Lui qui, depuis qu'il a renoué avec la natation en avril 2019, partage son entraînement entre Antalya, en Turquie, et Marseille, s'attend à devoir réaménager son rythme.

"Tout dépend de comment chaque pays va rouvrir ses frontières, et on ne sait pas. Mon feeling, c'est que ça va être compliqué de retourner en Turquie, que tout ce qui est voyage hors UE va être plus compliqué, qu'il va y avoir des conditions plus strictes", anticipe Manaudou.

"Ca me paraît plus simple pour l'instant de rester à Marseille. Après, ça peut changer du jour au lendemain. On verra les options qui s'offrent à moi", poursuit-il.

Dans ces conditions très incertaines, l'enjeu sera de savoir "s'adapter", répète Manaudou.

- "Même poids" -

"C'est ce que j'ai fait depuis ma reprise, je me suis adapté à chaque fois, selon les lieux où je m'entraînais, les compétitions que j'avais envie de faire ou pas. Là, ce sera encore à un niveau supérieur", projette-t-il.

Il faudra notamment faire avec un vide d'échéance sportive à court voire à moyen terme.

"C'est un peu compliqué à gérer, reconnaît Manaudou. Quand on fait du haut niveau, notre métier, c'est l'entraînement, mais c'est aussi d'avoir des résultats en compétition."

"Avec mes entraîneurs, on trouvera des objectifs ou des demi-objectifs, des temps sur des compétitions peut-être. J'ai de très bons nageurs à côté de moi à Antalya et à Marseille, on se fera des petites compétitions internes si on peut", imagine-t-il.

Et, souligne-t-il, "il y a quand même l'objectif des Jeux dans un an", pour lesquels il "reste optimiste" quant à leur tenue malgré "pas mal d'inconnues dans l'équation".

En pleine crise sanitaire et économique mondiale, Manaudou évoque aussi "des discussions" en cours avec certains de ses partenaires.

"Rien n'a été acté, mais bien évidemment, certains de mes partenaires sont dans l'incapacité de vendre, donc de créer du profit, et forcément, c'est plus compliqué. On s'adapte tous ensemble", explique le leader de la natation française.

En attendant de replonger, Manaudou tire une satisfaction du confinement : ne pas avoir affolé la balance comme il le craignait.

"Je fais le même poids qu'il y a deux mois. Alors je ne suis pas hyper +fit+, bien sûr il y a une fonte musculaire et une prise de masse grasse, sourit-il. Mais la situation n'est pas désespérée."

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