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Cyclisme: zoom sur les équipes fragiles du peloton

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Paris (AFP)

Trois, quatre, cinq équipes en danger ? La menace plane pour les coureurs et l'encadrement de plusieurs formations du WorldTour, qui disposent d'un fragile coussin pour amortir la crise liée au coronavirus et courent un risque de défaillance avant la fin de la saison.

Le chiffre a été dévoilé mardi par le président de l'Union cycliste internationale (UCI). "On sait qu'on a à peu près 3, 4, 5 équipes qui ont plus de difficultés que les autres, c'est là que nous avons une attention particulière", a déclaré David Lappartient en marge de la publication du calendrier WorldTour.

La formation polonaise CCC (Van Avermaet, Trentin) avait déjà fait état publiquement de ses craintes, dès lors que son sponsor est lui-même en difficulté. Dès le début avril, elle a annoncé être "forcée de suspendre la majorité des contrats de son personnel" et de réduire "fortement" les salaires de ses coureurs pour le reste de la saison. "Afin d'avoir le budget pour courir si la saison recommence", a expliqué son président Jim Ochowicz.

Le président de l'UCI n'a cité aucun nom mais les dirigeants d'autres équipes évoquent à mots couverts une situation difficile pour des formations qui ont aussi pris des mesures de restriction salariale, l'australienne Mitchelton (l'équipe d'Adam et Simon Yates) étant la plus souvent citée.

Le Belge Greg Van Avermaet (CCC), l'un des grands noms du peloton, affiche toutefois un certain calme: "Nous ne sommes pas la seule équipe en difficulté, beaucoup ont du mal", a souligné récemment le champion olympique en titre à la chaîne de télévision flamande VTM. Lui-même est en fin de contrat au terme de l'année 2020: "J'ai encore beaucoup de temps pour prendre une décision. Je me concentre en tout cas sur l'équipe et je lutte pour sa survie. C'est le plus important."

- Un filet de sécurité -

"On espère que les équipes pourront aller jusqu'au terme de la saison", appuie le président de l'UCI. Il souligne qu'en cas de défaillance, une garantie bancaire déposée à l'UCI accorde un filet de sécurité aux salariés de l'équipe concernée.

"On a souhaité trouver des solutions, favoriser le dialogue à l'intérieur des équipes, avant d'activer la garantie, explique David Lappartient. C'est le sens de l'accord qui a permis la réduction des salaires. Si la garantie avait été activée, elle doit être reconstituée dans les trois mois".

Dans une situation économique bouleversée, l'épée de Damoclès pèse sur les plus fragiles. Qu'arriverait-il en cas d'arrêt d'une des 22 équipes d'ici à la fin août, date de départ programmé du Tour de France ? Le directeur du Tour, Christian Prudhomme, s'est déjà exprimé auprès de l'AFP: "s'il y a 21 équipes, parce qu'il en manque une au départ, ce sera 21."

"J'espère bien qu'il y en aura 22. Si d'aventure, il en manque une parce que la boîte a mis la clé sous la porte, eh bien il en manquera une !", a confirmé le directeur du Tour, mardi, dans le journal L'Equipe.

Qu'adviendrait-il alors des coureurs ? Auraient-ils la possibilité de rejoindre une autre formation en cours de saison, quitte à bouleverser l'équilibre des forces en présence ? "On a des discussions, on n'a pas prévu d'ouvrir la période de transferts ou de l'anticiper", a répondu à l'AFP le président de l'UCI. "Il n'est pas prévu à ce stade de transfert de coureurs en milieu de saison".

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