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Isolée et démunie, l'Amazonie colombienne frappée par la pandémie de Covid-19

Une femme récolte des fruits du cacaoyer dans la réserve de Boa Esperanca, dans l'État d'Amazonas, dans le nord du Brésil, le 27 avril 2019.
Une femme récolte des fruits du cacaoyer dans la réserve de Boa Esperanca, dans l'État d'Amazonas, dans le nord du Brésil, le 27 avril 2019. Evaristo Sa, AFP

Voisine du Brésil, pays le plus touché d'Amérique latine par le Covid-19, l'Amazonie colombienne est à son tour frappée par la pandémie. Un danger majeur pour les populations autochtones qui risquent "l'extinction". 

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Pauvre, isolée et peu médicalisée, l'Amazonie colombienne voit se propager la pandémie de Covid-19. Sa proximité avec le Brésil, pays le plus touché d'Amérique latine, a ouvert dans la jungle un corridor de contagion, mettant les peuples indigènes en grand danger. 

"Notre frontière est trop poreuse, elle peut être franchie en de nombreux points", souligne Daniel Oliveira, contrôleur public de l'Amazonas, dont le chef-lieu Leticia est limitrophe de la localité brésilienne de Tabatinga.

À l'extrême sud du pays, l'Amazonas détient le taux de covid-19 le plus élevé du territoire avec 30 cas par 10 000 habitants, loin devant la capitale Bogota. Un bilan sous-évalué selon les experts, en raison du manque de tests et de laboratoires. Aucune route ne relie l'Amazonas au reste du pays, alors les malades graves et les prélèvements pour analyse doivent être transférés par voie aérienne.

Les conséquences humaines pourraient être dramatiques. L'Organisation nationale pour les indigènes de Colombie (Onic) a dénoncé le "risque d'extinction" des populations autochtones, dont 58 % sont indigènes.

Avec AFP 

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