Covid-19 : l'activité économique de la Formule 1 lourdement impactée

L'activité économique liée à la Formule 1 fortement impactée par la pandémie de coronavirus.
L'activité économique liée à la Formule 1 fortement impactée par la pandémie de coronavirus. © Andrej Isakovic, AFP

Liberty Media, propriétaire de la Formule 1, a dévoilé des chiffres trimestriels en très forte baisse sur un an (-84 %). Dans un contexte sanitaire compliqué, le groupe planche sur une deuxième partie de saison, entre huis clos et circuits inédits.

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La Formule 1 n'est, sans surprise, pas épargnée par la pandémie de Covid-19. Le chiffre d'affaires des activités liées à la compétition reine du sport automobile, propriété du groupe américain Liberty Media, s'est effondré au premier trimestre, en raison notamment de la suspension du championnat du monde.

Selon ses résultats, publiés jeudi 7 mai, Liberty Media a vu ses revenus provenant de la F1, dont il est le promoteur depuis 2017, passer de 246 millions de dollars sur le premier trimestre 2019, à 39 millions cette année, soit une chute de 84 %.

La perte d'exploitation de ces activités a atteint 137 millions de dollars pour une perte de 47 millions sur la même période l'an passé.

Des courses du championnat du monde de Formule 1 pourraient se tenir sur des circuits non inscrits au calendrier initial de la saison 2020, a indiqué, jeudi, Chase Carey, le responsable des activités liées à la F1 du groupe américain Liberty Media.

Saison inédite, huis clos envisagé

Tous les Grand Prix de F1 prévus jusqu'à maintenant ont été soit reportés soit annulés, alors que la saison devait initialement commencer le 15 mars en Australie et compter 22 courses, un record.

"Nous avons deux défis principaux : identifier les endroits où nous pouvons organiser les courses et déterminer comment nous pouvons y transporter les personnels nécessaires et leur équipement", a souligné Chase Carey lors d'une conférence téléphonique suivant la présentation des résultats financiers de Liberty Media pour le 1er trimestre.

"Nous sommes en discussions avec tous les promoteurs, ainsi qu'avec certains circuits, qui ne sont pas actuellement sur le calendrier prévu pour 2020, afin d'être sûrs que nous examinons toutes les options", a-t-il ajouté, sans toutefois préciser lesquels.

Selon des informations non confirmées, les circuits de Portimao au Portugal et d'Imola en Italie pourraient accueillir cette année la F1.

De 15 à 18 courses envisagées

"Notre but est de commencer la saison le weekend du 4 et 5 juillet en Autriche", sur le circuit du Red Bull Ring a rappelé M. Carey.

Il a précisé qu'une autre course pourrait être organisée sur ce même circuit autrichien le weekend du 11/12 juillet.

"Nous sommes en train de finaliser un calendrier de courses supplémentaires en Europe jusqu'à début septembre", a ajouté le dirigeant. "Nous prévoyons ensuite de courir en Asie et sur le continent américain en septembre, octobre et novembre, avant de terminer dans le Golfe à Bahreïn et Abou Dhabi en décembre. Nous espérons pouvoir organiser un calendrier avec de 15 à 18 courses".

"Nous pensons que les courses de la première partie du calendrier se dérouleront sans spectateurs sur place mais nous espérons pouvoir les accueillir plus tard dans l'année", a-t-il précisé.

"Nous travaillons avec la Fédération internationale de l'Automobile (FIA), les autorités locales et d'autres experts pour déterminer les mesures et procédures nécessaires pour transporter tous les personnels sur le lieu des courses en toute sécurité et de permettre à ces personnes de travailler et d'être logées d'une manière sûre", a souligné Chase Carey.

Avec AFP

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