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L'ex-président Valéry Giscard d'Estaing accusé d'agression sexuelle par une journaliste

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing lors d'une cérémonie religieuse en l'honneur de l'ancien président français Jacques Chirac à l'église Saint-Sulpice, à Paris, le 30 septembre 2019.
L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing lors d'une cérémonie religieuse en l'honneur de l'ancien président français Jacques Chirac à l'église Saint-Sulpice, à Paris, le 30 septembre 2019. © François Mori, pool, AFP

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing est visé par une plainte pour agression sexuelle, ont révélé les journaux Le Monde et Süddeutsche Zeitung. Une journaliste allemande accuse Valéry Giscard d'Estaing de lui avoir touché les fesses à plusieurs reprises lors d'une rencontre pour une interview, fin 2018. 

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Le journal Le Monde et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung ont révélé que l'ancien chef de l'État Valéry Giscard d'Estaing faisait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle.

Adressée au parquet de Paris le 10 mars, elle a été déposée par Ann-Kathrin Stracke, une journaliste allemande âgée de 37 ans, rapporte Le Monde mercredi 6 mai, qui a eu accès à la plainte. Ann-Kathrin Stracke y affirme que Valéry Giscard d'Estaing lui a touché les fesses à plusieurs reprises lors d'une rencontre pour une interview télévisée. 

Le 18 décembre 2018, elle se serait rendue dans son bureau du boulevard Saint-Germain, à Paris, pour réaliser cette interview pour la chaîne publique allemande WDR . D'après Ann-Kathrin Stracke, Valéry Giscard d'Estaing lui avait touché la taille en l'entourant de son bras et touché les fesses, à la fin de l'entretien, au moment de prendre la pose pour une photo. 

"Très surprise et désapprouvant ces atteintes qui m'ont mise extrêmement mal à l'aise, j'ai tenté de repousser la main de M. Giscard d'Estaing, sans toutefois y parvenir", a-t-elle affirmé, rapporte Le Monde. 

Valéry Giscard d'Estaing aurait même recommencé, selon ses dires, lors d'une seconde photo et en lui présentant une série de photographies accrochées au mur. Ann-Kathrin Stracke a pourtant expliqué avoir tenté de repousser sa main "plusieurs fois et de toutes [ses] forces".

"Des baisers appuyés sur les joues"

Dans sa plainte, la journaliste évoque aussi "des baisers appuyés sur les joues" et une phrase en allemand susurrée au creux de l'oreille : "Träumen Sie süss"("Faites de beaux rêves" en français) au moment de prendre congé. 

Mise au courant par la journaliste, la WDR a envoyé le 23 mai 2019 une lettre à Valéry Giscard d'Estaing. "Madame Stracke a été extrêmement choquée par vos agissements. (…) Nous ne saurions tolérer que nos collaborateurs soient confrontés à de telles situations et espérons donc vivement qu'un tel comportement ne se répétera envers aucun d'entre eux à l'avenir", peut-on lire dans ce courrier, selon Le Monde. 

Le cabinet de Valéry Giscard d'Estaing dément 

Si Ann-Kathrin Stracke a attendu plusieurs années avant de témoigner, c'est d'abord pour une raison administrative. "Dans un premier temps, je n'ai pas pensé porter plainte, d'autant que je n'avais aucune idée de la façon dont fonctionne la justice française", a-t-elle expliqué au Monde, avant de mentionner le mouvement #MeToo. "Ce mouvement m'a montré à quel point il est important de débattre de ces sujets dans la société."

Selon le directeur de cabinet de Valéry Giscard d'Estaing, Olivier Revol, contacté par Le Monde et la Süddeutsche Zeitung, l'ex-chef d'État (1974-1981), âgé de 94 ans, ne garde "aucun souvenir de sa rencontre" avec Ann-Kathrin Stracke. "Si ce qui lui est reproché était vrai, il en serait bien sûr navré, mais il ne se souvient de rien", a-t-il précisé.

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