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La détection précoce des "clusters" explique une faible mortalité en Bretagne

La Bretagne est l'une des régions les moins touchées par la mortalité due au coronavirus en raison de "la précocité de la détection" de deux foyers épidémiques
La Bretagne est l'une des régions les moins touchées par la mortalité due au coronavirus en raison de "la précocité de la détection" de deux foyers épidémiques JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP/Archives
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Rennes (AFP)

La Bretagne, qui a pourtant connu deux "clusters", est l'une des régions les moins touchées par la mortalité due au coronavirus en raison de "la précocité de la détection" de ces deux foyers épidémiques, ont souligné jeudi des médecins.

"Les leçons que l'on peut retenir concernant le contrôle rapide des quelques clusters qu'on a eus en Bretagne est l'importance de la précocité de la détection", a affirmé Pierre Tattevin, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Rennes lors d'une conférence de presse.

Début mars, un foyer épidémique ("cluster") a été découvert dans le Morbihan autour de Crac'h. Un second a été identifié à Bruz, près de Rennes, conduisant la préfecture à prendre un arrêté la classant "zone de circulation active du virus", avec des mesures immédiates "applicables à la seule commune".

"On a eu à la fois la chance d'avoir un médecin traitant qui a été vigilant, car il avait vu plusieurs patients avec des symptômes assez proches, et les institutrices de l'école qui avaient remarqué aussi que ce n'était pas normal", a-t-il ajouté. "On a pu très vite fermer l'école et isoler les premiers cas, ce qui a fait qu'il n'y a pas eu de grosse épidémie derrière".

Selon ce médecin, cette expérience pourra être utile en cas d'une hypothétique seconde vague. De surcroît, "si on utilise largement les tests, on ne ratera pas des épidémies qui démarrent", notamment car "on connait mieux la maladie et les gens sont plus alertés. Ce sera plus facile qu'en février", dit-il.

La Bretagne, qui compte 3,3 millions d'habitants, a comptabilisé 223 morts du Covid, selon le bilan de l'ARS diffusé mercredi. De nombreux Bretons se sont cependant inquiétés de la venue de Franciliens dans leur résidence secondaire peu avant l'annonce du confinement par l'exécutif.

"La progression de l'épidémie a été extrêmement lente en Bretagne contrairement aux craintes initiales que nous avions", a assuré Gilles Brassier, président de la commission médicale du CHU de Rennes. Autre facteur explicatif, outre le rapide diagnostic des deux "clusters", la faible densité de la région (121 habitants/km2 selon l'Insee) "par rapport au grand Est et à l'Ile-de-France", souligne-t-il.

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