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Prolongation de l'état d'urgence: les députés LR voteront contre, prévient Abad

Le chef de file des députés LR , Damien Abad, le 24 février 2020 à l'Assemblée nationale
Le chef de file des députés LR , Damien Abad, le 24 février 2020 à l'Assemblée nationale Ludovic MARIN AFP/Archives
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Paris (AFP)

Les députés LR voteront contre le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire, examiné jeudi à l'Assemblée, si le gouvernement n'amende pas le texte notamment sur la responsabilité des élus, a affirmé le patron du groupe Damien Abad.

"La balle est dans le camp du gouvernement, soit il accepte la version que nous avons proposée au Sénat et nous voterons le texte, soit ce n'est pas le cas et nous voterons contre", a-t-il déclaré sur Sud Radio.

La mesure votée par les sénateurs (à majorité LR) stipulait que "nul ne peut voir sa responsabilité pénale engagée" pour des contaminations par le coronavirus pendant l'état d'urgence sanitaire, sauf en cas d'intention délibérée, imprudence ou négligence.

Le texte a été ensuite amendé en commission des Lois à l'Assemblée, notamment par LREM pour tenir compte "de l’état des connaissances scientifiques au moment des faits". Une "ligne rouge" selon M. Abad, car cela entraînerait "un système d'amnistie généralisée".

De plus, au delà des élus de terrain cet amendement "vise davantage les ministres et les directeurs d'administration centrale", a-t-il précisé à l'AFP.

Le patron du groupe LR a également souhaité que le parlement puisse voter "mois par mois" sur la prolongation de l'état d'urgence, et il a rejeté le système prévu pour tracer les personnes infectées car "il n'y a plus d'anonymat, de volontariat et des données sont conservées pendant un an" ce qui "nous parait totalement disproportionné".

Alors que le Premier ministre doit présenter les détails du déconfinement dans l'après-midi, M. Abad a souhaité "une vraie différenciation territoriale" et que "dans les départements verts, on rouvre davantage de choses", notamment pour que "les commerces et les cafés dans certaines conditions" puissent "amorcer ce mouvement".

Déplorant le maintien de la fermeture des plages, selon lui "symbolique de ce gouvernement de la peur", il a estimé qu'"on est passé de la prudence à l'immobilisme".

Enfin, sur l'hypothèse d'une augmentation du temps de travail, il a estimé que "la reprise ne peut pas se faire sur le dos des salariés" mais "avec les salariés".

"Je ne crois pas aux grands principes du sang et des larmes. Beaucoup de Français sortiront marqués par ce déconfinement et auront besoin d'une respiration économique et sociale", a-t-il affirmé, en appelant à "laisser faire au cas par cas au niveau des entreprises".

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