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Covid-19 : des "moyens supplémentaires" envoyés à Mayotte, crainte d'un "embrasement" de l'épidémie

Vendredi 8 mai, Mayotte comptait 890 cas déclarés au Covid-19 et 11 décès.
Vendredi 8 mai, Mayotte comptait 890 cas déclarés au Covid-19 et 11 décès. © France 2

Face au coronavirus qui circule activement à Mayotte, les autorités locales ont demandé davantage de  personnel et de matériel. L'île est le seul territoire français qui ne sera pas déconfiné à partir du 11 mai.

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Depuis une semaine, Mayotte fait face à un embrasement de l'épidémie de Covid-19. "Des moyens supplémentaires" vont être envoyés à Mayotte, dont un hôpital de campagne et du personnel supplémentaire, a annoncé vendredi 8 mai la ministre des Outre-mer Annick Girardin sur la chaîne Outre-mer la 1ère.

Vendredi 8 mai, Mayotte comptait 890 cas déclarés, 11 décès, 35 personnes hospitalisées (dont 9 en réanimation), mais le territoire, où 82 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, est fragilisé par une faible offre sanitaire.

Le département ultramarin de l'océan Indien, où "le virus circule activement", selon les mots du Premier ministre Édouard Philippe, ne sera pas déconfiné à partir du 11 mai. C'est le seul territoire français dans cette situation.

"Nous sommes le département français qui va peut-être être confronté à un embrasement épidémique", a déclaré cette semaine la directrice de l'ARS de Mayotte Dominique Voynet, lors d'un point-presse avec quelques médias nationaux. "On a besoin de personnel et de matériel", avait-elle reconnu, évoquant l'arrivée "autour du 15 mai" de l'un des "modules" d'hôpital de campagne du service de santé des armées, qui avait été mobilisé dans le Haut-Rhin.

Évacuations tous les jours vers La Réunion

Dominique Voynet a aussi souligné que des évacuations sanitaires de patients Covid ou non Covid avaient lieu "tous les jours" vers La Réunion, pour augmenter la capacité de lits d'hospitalisation, plus en médecine qu'en réanimation, car il y a "très peu de cas graves".

"Nous sommes le département français qui va peut-être être confronté à un embrasement épidémique", a-t-elle poursuivi, alors que le déconfinement est déjà "de fait" selon elle, notamment depuis le début du ramadan.

De son côté, le député LR de Mayotte Mansour Kamardine estime que le confinement a été "nécessaire" mais qu'il a "participé à potentialiser au fur et à mesure les difficultés humanitaires, sécuritaires, économiques et donc finalement sociales" du territoire.

Notant que "la fragile économie mahoraise est à terre, au bord de l'effondrement", et que "la moitié de la population de Mayotte n'était pas en mesure de respecter le confinement et ne le sera pas plus demain, compte tenu de conditions de vie précaires", il réclame le déconfinement de Mayotte "la semaine prochaine".

Avec AFP

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