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Covid-19 en France : inquiétude après la détection de nouveaux "clusters" dans le Sud-Ouest

En France, le déconfinement est prévue pour le lundi 11 mai.
En France, le déconfinement est prévue pour le lundi 11 mai. © Thomas Coex, AFP

Les autorités ont renouvelé samedi les appels à la "vigilance" en Nouvelle-Aquitaine, région en zone verte, après l'apparition de deux foyers épidémiques de coronavirus, l'un en Dordogne et l'autre dans la Vienne.

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"Il faut rester vigilant". Les autorités sanitaires de Nouvelle-Aquitaine, dans le sud-ouest de la France, ont lancé samedi 9 mai cet appel après l'apparition de deux foyers épidémiques de coronavirus, l'un en Dordogne après des obsèques et un autre dans un collège de la Vienne après une réunion de préparation de la rentrée.

Un collège et un enterrement

Dans la Vienne, un cluster est "apparu il y a 2 ou 3 jours dans un collège" où "des professionnels s'étaient réunis pour préparer la rentrée du 18 mai", a indiqué le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine Michel Laforcade.

Conséquence : la rentrée a été repoussée au 27 mai dans cet établissement, le collège Gérard-Philipe de Chauvigny, l'un des plus importants du département (environ 800 élèves) où quatre membres de l'équipe ont été testés positifs au coronavirus jeudi et samedi et neuf autres, incluant des personnels de direction et de la collectivité territoriale, placés en quatorzaine, selon le rectorat de Poitiers et la direction de l'établissement.

En Dordogne, c'est un cluster familial "avéré" qui a été identifié, après l'organisation d'obsèques fin avril dans le petit village d'Église-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux.

Dans ce département, la "situation a été maîtrisée en une semaine" autour de ce foyer qui "ne devrait pas avoir d'incidence sur ce département", peu touché par l'épidémie, comme les autres dans cette région, a souligné Michel Laforcade.

Mais à quelques jours du déconfinement, l'agence sanitaire a réitéré son appel à "la responsabilité citoyenne pour veiller au respect le plus strict des gestes barrières"

"La vie redémarre mais pas comme avant",

"Il ne faudrait surtout pas que dans la tête de certaines personnes, ce déconfinement amène à un relâchement", a insisté Michel Laforcade, au lendemain d'une première mise au point du préfet.

"Il faut qu'on soit très très vigilant, la vie redémarre, mais pas comme avant", a rappelé le préfet de Dordogne, Frédéric Périssat.

"C'est vraiment l'illustration de ce que l'on ne souhaite pas vivre dans les trois semaines (...): relâchement, réunions familiales, enfants, petits-enfants, grands-parents, voisins-voisines... On se retrouve à une trentaine et, au bout du compte, une seule personne va contaminer un nombre très significatif et derrière, ça va mobiliser beaucoup de monde" en dépistages, a-t-il dénoncé.

D'après France Bleu Périgord, la cérémonie en hommage au défunt, âgé de 51 ans, (qui n'est pas mort du coronavirus) s'était tenue à l'église dans les règles, sans excéder 20 personnes. Mais par la suite, au cimetière puis lors d'un rassemblement familial, le nombre de participants aurait été plus important, selon la radio.

Quelques jours plus tard, un proche qui avait assisté aux obsèques est déclaré positif après un test prescrit le 30 avril par un médecin de Vergt.

Alertée, l'ARS a alors déclenché la "procédure habituelle de traçage" des cas contacts par "cercles concentriques" : famille et environnement professionnel, mais aussi les pompes funèbres et le personnel d'hospitalisation à domicile du défunt dont l'épouse est porteuse du virus, a détaillé Michel Laforcade.

Au total, neuf personnes, dont huit dans cette famille, se sont révélées positives sur les 103 premières analyses terminées à partir des 127 personnes testées, a indiqué l'ARS. Toutes isolées, les Covid-positifs ne présentent pas ou peu de symptômes. Parmi les personnes testées, trois membres de la famille étaient venues de Suisse et du Portugal pour assister à ces obsèques.

Ce travail de fourmi pour remonter la chaîne de transmission est une "recherche qui prend beaucoup d'énergie, les gens s'expriment parfois la première fois, parfois pas toujours", a relevé Michel Laforcade.

Avec AFP

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