Accéder au contenu principal

À l'ONU, les États-Unis bloquent la résolution appelant à une "cessation des hostilités"

La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la pandémie de Covid-19 continue à être bloquée par Pékin et Washington, qui défendent des positions contraires. Ici, le drapeau de l'ONU, le 19 septembre 2017 à New York.
La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la pandémie de Covid-19 continue à être bloquée par Pékin et Washington, qui défendent des positions contraires. Ici, le drapeau de l'ONU, le 19 septembre 2017 à New York. © BRENDAN SMIALOWSKI, AFP

La résolution, qui devait conduire à un vote vendredi lors du Conseil de sécurité de l'ONU, appelait à une "cessation des hostilités" dans le monde pour mieux lutter contre la pandémie de Covid-19. La France et la Tunisie pourront demander une nouvelle mise au vote du texte.

Publicité

Les États-Unis ont crée la stupéfaction, vendredi 8 mai, lors du Conseil de sécurité de l'ONU. Ils ont bloqué une procédure devant aboutir au vote d'une résolution appelant à une "cessation des hostilités" pour mieux lutter contre la pandémie de coronavirus. La veille, Washington avait pourtant accepté une mention de compromis sur l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), objet d'un vif différend depuis des semaines avec la Chine.

Washington "ne peut soutenir le projet de résolution actuel", a annoncé sans autre détail la partie américaine à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité. Sollicitée par les médias, la mission diplomatique américaine auprès de l'ONU n'a pas donné plus d'explications.

L'OMS en ligne de mire

Selon certains diplomates, c'est à nouveau le langage sur l'OMS qui est à l'origine de ce blocage. Selon d'autres sources, les États-Unis veulent revenir à une proposition initiale de texte qu'ils avaient abandonné sur la nécessité d'une "transparence" dans la coopération.

Quoiqu'il en soit, la Tunisie et la France, co-auteurs de la résolution, ont la possibilité de demander une mise au vote du texte.

Le texte était âprement discuté depuis mars. Obtenu par l'AFP, il réclamait dans sa dernière version une "coordination renforcée" entre les membres de l'ONU et soulignait "la nécessité urgente de soutenir tous les pays comme les entités pertinentes du système des Nations unies, y compris les agences de santé spécialisées".

Cette formule, qui évoque implicitement l'OMS sans la citer, représentait pour ses auteurs un compromis visant à arracher un accord final des États-Unis et de la Chine sur la résolution.

Washington ne voulait pas de mention sur l'OMS, arguant que cette agence onusienne manquait de transparence. Le pays l'accuse d'avoir retardé l'alerte mondiale sur les conséquences de la maladie de Covid-19. Pékin au contraire voulait en souligner l'importance dans la lutte contre la pandémie.

Avec AFP           

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.