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Déconfinement: déjà 18 millions de masques distribués en Ile-de-France

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pecresse, avant une conférence de presse au ministère des Transports à Paris, le 8 mai 2020
La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pecresse, avant une conférence de presse au ministère des Transports à Paris, le 8 mai 2020 CHARLES PLATIAU POOL/AFP
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Paris (AFP)

Plus de 18 millions de masques ont déjà été distribués en Ile-de-France depuis le début de la crise du coronavirus, a indiqué dimanche sa présidente Valérie Pécresse à la veille d'un déconfinement qui représente "un immense défi" dans cette région particulièrement dense.

"On n'est pas à l'abri d'un reconfinement si les règles ne sont pas respectées. Il va falloir faire preuve de civisme et d'autodiscipline encore pendant des semaines. Le retour à la normale ce n'est pas pour demain", a averti la présidente de la région (ex-LR) sur Europe 1/Les Echos/Cnews.

L'attestation employeur instituée à partir de lundi dans les transports en commun d'Ile-de-France sera contrôlée entre 6H30 et 9H30, et le soir entre 16H00 et 19H00. Il y aura "une tolérance lundi et mardi" pour ceux qui n'en auront pas, a ajouté celle qui préside également Ile-de-France mobilités.

Le refus de port de masque obligatoire sera en revanche verbalisé dès lundi, a-t-elle souligné, appelant les Franciliens à poursuivre aux maximum le télétravail et à étaler leurs heures d'arrivée au travail.

"Nous avons déjà distribué plus de 1,6 million de masques dans 200 gares. Demain, nous serons dans 400 gares pour distribuer plus de 2 millions de masques", a-t-elle dit.

Depuis le début de la crise, la région Ile-de-France a distribué plus de 18 millions de masques "à l'ARS, pour les hôpitaux, les Ehpad, aux personnels soignants, aux malades, aux mairies, aux départements, aux associations humanitaires et depuis quelques semaines ceux qui continuent au quotidien à faire fonctionner le pays", a-t-elle souligné.

La région a également soutenu la mise en place d'itinéraires cyclables temporaires qui pourraient être ajustés s'ils créaient trop de bouchons, car "rien ne serait pire qu'un embouteillage monstre".

La lutte contre le chômage de masse sera une priorité, a-t-elle dit, plus que l'incitation à travailler plus, réclamée par certains à droite.

Interrogée sur la fermeture de l'usine Renault-Sandouville obtenue par la CGT, elle a fustigé "des forces politiques dans le pays qui veulent planter la reprise", citant "les amis de M. Mélenchon", le leader de LFI.

"On ne peut pas jouer sur les peurs des Français. Bloquer, c'est jouer avec le feu", a-t-elle insisté, accusant, en réponse à une question sur les "gilets jaunes", ceux qui "avec les réseaux de la France insoumise cherchent à déstabiliser la société française et les institutions".

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