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L'Iran se dit prêt à un échange de prisonniers avec les États-Unis

L'Iranien anciennement détenu aux Etats-Unis, Massoud Soleimani (dr.) en compagnie du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, lors de sa libération en décembre 2019.
L'Iranien anciennement détenu aux Etats-Unis, Massoud Soleimani (dr.) en compagnie du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, lors de sa libération en décembre 2019. © AFP - @JZarif/Twitter.

La République islamique d'Iran a indiqué dimanche être prête à un échange de prisonniers avec les États-Unis "sans conditions préalables", disant que la balle était dans le camp de Washington.

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"Il y a une volonté d'échanger tous les prisonniers (...) sans conditions préalables, mais c'est le gouvernement américain qui a jusqu'à présent refusé de répondre", a déclaré dimanche 10 mai Ali Rabii, le porte-parole du gouvernement iranien, cité par l'agence semi-officielle Isna.

La République islamique avait déjà affirmé en décembre être prête à d'autres échanges de prisonniers avec les États-Unis, à la suite d'un premier échange entre un Américain emprisonné en Iran et un Iranien détenu sur le sol américain.

"L'Amérique est davantage prête qu'avant"

"Il semble maintenant que l'Amérique est davantage prête qu'avant" à prendre ce type de mesures, a-t-il ajouté, précisant : "Washington a été informé de notre disponibilité".

Ali Rabii a fait notamment part de son inquiétude au sujet de l'état de santé des prisonniers iraniens détenus aux États-Unis, affirmant qu'ils n'étaient "pas bien traités".

En mars, alors que la pandémie de Covid-19 frappait de plein fouet l'Iran, les États-Unis avaient appelé Téhéran à libérer tous les prisonniers américains. Téhéran avait réclamé la même mesure à Washington concernant les détenus iraniens.

100 000 détenus libérés temporairement en Iran

L'Iran est le pays le plus touché par l'épidémie au Moyen-Orient, et les États-Unis de leur côté ont enregistré le plus grand nombre de décès lié au virus dans le monde.

La République islamique a libéré temporairement plus de 100 000 détenus en plusieurs étapes depuis mars en raison de la pandémie, d'après son système judiciaire.

Les relations entre Téhéran et Washington, ennemis de plus de 40 ans, sont à couteaux tirés depuis que les États-Unis se sont retirés en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien, conclu en 2015, avant de réimposer de lourdes sanctions économiques contre Téhéran.

Plusieurs Irano-Américains, notamment l'homme d'affaires Siamak Namazi, son père Bagher, ainsi que Morad Tahbaz, un écologiste, sont détenus en Iran.

Téhéran a temporairement libéré le vétéran de la marine américaine Micheal White le 19 mars, selon le département d'État américain.

Avec AFP

  

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