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Covid-19 : début du déconfinement en Russie, deuxième pays en nombre de cas

Des soignants près d'une ambulance garée dans un hôpital où des patients infectés par le Covid-19 sont traités, à Khimki, près de Moscou, le 3 mai 2020.
Des soignants près d'une ambulance garée dans un hôpital où des patients infectés par le Covid-19 sont traités, à Khimki, près de Moscou, le 3 mai 2020. © Kirill Kudryavtsev, AFP

En Russie, deuxième pays du monde le plus frappé par le Covid-19 en nombre de cas confirmés, la levée du confinement a débuté mardi dans plusieurs régions. Le taux de mortalité reste toutefois faible dans le pays. Un bilan qui s'explique notamment, selon Moscou, par une large campagne de dépistage et des mesures de confinement instaurées dès le mois de mars.

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La Russie, où le porte-parole du président Vladimir Poutine a été à son tour diagnostiqué positif au nouveau coronavirus, est devenu mardi 12 mai le deuxième pays au monde en nombre de cas. Le pays a néanmoins entamé mardi un prudent déconfinement.

Se fiant à la faible mortalité officiellement enregistrée à travers le pays, plusieurs régions russes, moins affectées, ont permis la réouverture de certains commerces comme les salons de beauté. La plupart des lieux publics demeurent cependant fermés, restaurants compris, tandis que les rassemblements sont interdits jusqu'à nouvel ordre.

Ainsi, au Bachkortostan, dans la région de l'Oural, le dirigeant régional Radi Khabirov a annoncé la réouverture diurne "des rives, quais et parcs". Magadan, en Extrême-Orient, a pour sa part autorisé les activités sportives individuelles en extérieur.

>> À lire aussi : "Covid-19 : pas de grandioses commémorations du 9 mai en Russie"

À Moscou, l'essentiel des mesures de confinement restent cependant en vigueur jusqu'au 31 mai, la capitale comptant plus de la moitié des cas recensés en Russie. Le port du masque et des gants de protection a été rendu obligatoire dans les transports publics et les supermarchés.

Avec 232 243 cas depuis le début de l'épidémie, dont 10 899 annoncés mardi, la Russie est désormais deuxième au monde en terme de contaminations, loin derrière les États-Unis mais devant l'Espagne et le Royaume-Uni.

Le porte-parole de Vladimir Poutine contaminé

Depuis le début du mois de mai, ce sont plus de 10 000 cas qui sont recensés quotidiennement, une évolution que les autorités expliquent par un dépistage massif, avec 5,8 millions de tests, d'après le comptage du jour.

Contamination symbolique, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a annoncé être malade du Covid-19 mais ne pas avoir eu de contact avec le président depuis plus d'un mois.

Avant lui, le Premier ministre Mikhaïl Michoustine avait annoncé son hospitalisation le 30 avril. Deux autres ministres ont aussi été contaminés.

Rapporté au nombre des cas, celui des morts, 2 116, demeure cependant faible, loin des niveaux rencontrés en Italie, en France et en Allemagne.

Atteinte par l'épidémie après l'Europe occidentale, la Russie assure que si la mortalité est inférieure, c'est qu'outre le dépistage, elle a ordonné dès mars le confinement des voyageurs en provenance de pays touchés ainsi que des populations à risque, et réorganisé son système hospitalier.

Des critiques jugent néanmoins que la mort de plusieurs milliers de personnes n'a pas été prise en compte, soupçonnant les autorités d'attribuer à d'autres pathologies des décès de malades du Covid-19.

"Nous ne manipulons pas les statistiques officielles", a répliqué la vice-Première ministre en charge du dossier, Tatiana Golikova.

Déconfinement régionalisé et relance économique

Dans ce contexte, Vladimir Poutine a ordonné un déconfinement régionalisé, "pas à pas" en fonction de la situation épidémiologique. Le président russe a mis fin à une période chômée rémunérée nationale instaurée fin mars.

Le président a également appelé à la relance de la machine économique qui a souffert, comme ailleurs, du confinement mais aussi de la chute des prix du pétrole.

"Partout où c'est possible, il faut créer les conditions de la reprise des activités", a-t-il dit, citant notamment le bâtiment, l'industrie, l'agriculture et l'énergie.

Avec AFP

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