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Déconfinement : Anne Hidalgo demande le port du masque obligatoire à Paris

Plusieurs dizaines de personnes rassemblées sur les rives de la Seine à Paris, le 11 mai 2020, au premier jour du déconfinement.
Plusieurs dizaines de personnes rassemblées sur les rives de la Seine à Paris, le 11 mai 2020, au premier jour du déconfinement. © François Guillot, AFP

La maire de Paris souhaite que le port du masque soit rendu obligatoire et que les parcs soient rouverts, mais le ministre de la Santé s'est opposé à cette dernière demande, mardi, lors d'un déplacement en région parisienne.

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La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a demandé, mardi 12 mai, que le port du masque soit obligatoire dans les parcs et les jardins, qu'elle veut désormais ouvrir "à la promenade", mais aussi "dans toutes les rues de la capitale". Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a aussitôt réitéré son refus d'envisager cette dérogation pour ces espaces verts.

"Compte tenu des besoins des Parisiens, car Paris est une ville très dense, je renouvelle ma demande d'ouvrir à la promenade les parcs et les jardins avec port du masque obligatoire, ce qui devrait aussi être le cas dans toutes les rues de notre ville", a écrit Anne Hidalgo sur Twitter.

Depuis le début du déconfinement, le port du masque est désormais obligatoire dans les transports en commun, mais pas dans l'ensemble de l'espace public, même s'il est recommandé.

"Non, nous n'ouvrirons pas les parcs et jardins à Paris et en Île-de-France ainsi que dans les autres régions qui sont classées rouge", lui a répondu Olivier Véran lors d'un déplacement à Limeil-Brevannes (Val-de-Marne).

"Ça peut être extrêmement tentant par le soleil que nous avons aujourd'hui que les gens se regroupent trop, s'amassent trop, qu'ils ne respectent pas les groupes de dix et qu'ils ne puissent pas respecter les conditions des gestes barrières", a-t-il expliqué, en précisant "avoir vu les images" des Parisiens amassés ""sur les quais de Seine" lundi soir.

Les bois de Vincennes et de Boulogne sont intégralement ouverts depuis le début du déconfinement, lundi, mais les parcs et jardins restent pour l'heure fermés.

Le classement de la capitale en zone rouge épidémique "impose le maintien de la fermeture des parcs et jardins jusqu'à nouvel ordre", avait expliqué vendredi la mairie dans un communiqué.

Des dizaines de Parisiens sur les berges du canal Saint-Martin

Mais le premier jour du déconfinement a montré le souhait immédiat des Parisiens de profiter de nouveau de leur ville.

Des dizaines de personnes s'étaient rassemblées lundi soir, le long des berges du canal Saint-Martin, un lieu prisé des Parisiens, pour profiter de la première soirée du déconfinement, faisant fi des distanciations sociales, avant d'être délogées par les forces de l'ordre.

Remontant les quais, les policiers, munis d'un mégaphone ont demandé aux promeneurs venus marquer la fin du confinement de quitter les lieux.

En conséquence de ces images, qui ont provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, la consommation d'alcool sera interdite "sur les berges du canal Saint-Martin et sur l'ensemble du linéaire des voies sur berges dans la capitale à compter du 12 mai", a affirmé le préfet de police, Didier Lallement, dans un communiqué. 

"La réussite du déconfinement passe par la prudence et le civisme de chacun. Face à l'irresponsabilité de certains comportements, j'ai demandé au préfet de police d'interdire la consommation d'alcool le long du canal Saint-Martin et des voies sur berges", a annoncé dans la soirée le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet. 

"Garant de la sécurité des Parisiens, il déplore d'avoir à prendre, dès le premier jour du déconfinement, des mesures de régulation apparemment indispensables, tant que le respect des consignes sanitaires n'est pas considéré par tous, non comme une obligation, mais comme un devoir", a ajouté de son côté la préfecture de police. 

Le préfet a rappelé "que la réussite du déconfinement repose d'abord sur un principe de responsabilité individuelle de chaque citoyen. Il appartient à chacun d'entre nous de s'appliquer volontairement les règles sanitaires élémentaires, dûment rappelées depuis des semaines". 

Ruée vers les bureaux de tabac espagnols au Perthus

Par ailleurs, plus au Sud, des fumeurs français se sont précipités vers les bureaux de tabac espagnols, moins chers, de la ville frontière du Perthus, obligeant les autorités à intervenir.

"Les gens se sont rués dans les commerces" dans cette localité des Pyrénées-Orientales, au sud de Perpignan, traversée par la frontière, "et ils ont oublié les gestes barrières", a déploré la gendarmerie du département, qui est intervenue à la demande des autorités espagnoles.

"Les gens ont été invités à sortir des commerces", et des files d'attente se sont constituées à l'extérieur, selon une source citée par l'AFP.  Le calme était revenu en milieu de journée.

La pandémie de Covid-19 a fait 26 643 morts en France, selon le bilan officiel publié lundi soir. 

Avec AFP

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