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Formule 1 : clap de fin entre Ferrari et Sebastian Vettel

Sebastian Vettel, le pilote allemande de l'écurie italienne Ferrari, avant le Grand Prix d'Abu Dhabi en clôture de la saison 2019, le 1er décembre 2019.
Sebastian Vettel, le pilote allemande de l'écurie italienne Ferrari, avant le Grand Prix d'Abu Dhabi en clôture de la saison 2019, le 1er décembre 2019. © Giuseppe Cacace, AFP (archives)

Quadruple champion du monde avec Red Bull, Sebastian Vettel ne parviendra vraisemblablement pas à faire gagner Ferrari. Le pilote allemand et la célèbre écurie italienne ont acté leur divorce au terme de cette saison, suspendue en raison du Covid-19. Sauf miracle en 2020, il quittera donc Maranello sur un échec.

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Tout comme Fernando Alonso avant lui, Sebastian Vettel se sera cassé les dents sur cet immense défi. Le quadruple champion du monde allemand va quitter Ferrari à la fin de la saison de Formule 1, très probablement après avoir échoué à ramener un titre mondial à la Scuderia, attendu par les tifosi depuis la fin des années 2000 : 2007 pour le titre pilotes, 2008 pour le titre constructeur.

"C'est une décision qui a été prise d'un commun accord par nous-mêmes et par Sebastian et les deux parties ont considéré que c'était dans leur meilleur intérêt. Cela n'a pas été une décision facile à prendre en raison de la valeur de Sebastian comme pilote et comme personne", a indiqué mardi Mattia Binotto, le patron de la Scuderia, dans un communiqué.

"L'équipe et moi avons réalisé qu'il n'y a plus de désir partagé de rester ensemble au-delà de la fin de cette saison", a commenté pour sa part Vettel.

Désaccord contractuel, échec sportif

Si cette annonce fait l'effet d'un coup de tonnerre dans une saison qui n'a même pas encore commencé du fait de l'épidémie de coronavirus, les rumeurs sur un possible départ du pilote allemand allaient bon train depuis plusieurs semaines.

Elles faisaient état d'un désaccord sur la durée du contrat – Ferrari ne lui aurait proposé qu'une prolongation d'un an, avec un salaire fortement réduit. Vettel a affirmé mardi que "les raisons financières n'ont joué aucun rôle dans cette décision".

Arrivé chez Ferrari en 2015 pour succéder à Fernando Alonso, Vettel n'aura pas fait mieux que l'Espagnol, en étant incapable, lui aussi, d'offrir un titre de champion de monde pilote à la légendaire écurie italienne. Le dernier à son palmarès pour les pilotes est celui du Finlandais Kimi Räikkönen en 2007 avec un dernier titre constructeur l'année suivante.

Un bilan très mitigé chez les Rouges

Mattia Binotto l'a d'ailleurs, sans doute involontairement, souligné mardi en rappelant que "lors de nos cinq années ensemble, (Vettel) a terminé dans les trois premiers du championnat trois fois, apportant une contribution significative à la présence constante de l'équipe aux trois premières places du championnat constructeurs".

L'Allemand a remporté ses quatre titres chez Red Bull (2010, 2011, 2012, 2013) et compte à son palmarès un total de 53 victoires dont 14 pour Ferrari, un bilan relativement maigre au regard des ambitions et des moyens de la Scuderia.

Présenté au début de sa carrière comme un jeune prodige capable de tout gagner et de devenir l'égal de son compatriote Michael Schumacher et de ses cinq titres avec Ferrari, Sebastian Vettel s'est retrouvé l'an dernier sous la coupe d'un autre jeune prodige de dix ans son cadet, le Monégasque Charles Leclerc.

Pour sa première année chez Ferrari, ce dernier lui a volé la vedette et a imposé sa loi au sein de la Scuderia. Il a remporté deux victoires pour une à Vettel, se permettant même de le devancer au classement du championnat du monde avec une 4e place pour une 5e à Vettel, son plus mauvais classement depuis son arrivée chez Ferrari.

Ferrari parie sur Leclerc

Leclerc, 22 ans, a prolongé en décembre son contrat jusqu'en 2024, montrant que c'est lui que l'écurie de Maranello a choisi pour le long terme. La porte est maintenant grand ouverte à toutes les supputations sur qui succèdera à Vettel chez les Rouges, un des volants les plus convoités de la F1.

Le nom du sextuple champion du monde Lewis Hamilton, en fin de contrat chez Mercedes à la fin de la saison, a été avancé, mais le Britannique a laissé entendre ces dernières semaines qu'il resterait chez Mercedes, avec qui il a remporté cinq de ses six titres mondiaux (2014, 2015. 2017, 2018, 2019).

Sont aussi cités le plus souvent les noms de l'Australien d'origine italienne Daniel Ricciardo, actuellement chez Renault, de l'Espagnol Carlos Sainz (McLaren) ou de l'Italien Antonio Giovinazzi (Alfa-Romeo).

L'annonce de ce départ survient alors que le championnat 2020 n'a même pas encore commencé en raison de la pandémie de coronavirus, la date de la première course restant encore incertaine.

L'avenir de plusieurs équipes de F1 est aussi menacé par la crise économique et l'arrêt total pendant plusieurs semaines des ventes d'automobile qui pèse lourdement sur les budgets des grands constructeurs. Les écuries qui ne dépendent pas du marché mondial sont elles touchées par la baisse de leurs revenus en raison du report ou de l'annulation de tous les Grand Prix depuis le début de l'année.

Avec AFP

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