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Covid-19 : un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU

Le siège de l'ONU à New York.
Le siège de l'ONU à New York. © Brendan Smialowski, AFP

Une résolution, proposée au Conseil de sécurité de l'ONU mardi par l'Allemagne et l'Estonie, "demande une cessation générale et immédiate des hostilités" dans une vingtaine de pays et appelle à une "pause humanitaire pour au moins 90 jours consécutifs". Le texte vise à remplacer un projet franco-tunisien qui semble se trouver dans une impasse.

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Alors qu'un texte de la France et de la Tunisie négocié depuis deux mois est bloqué par les États-Unis, l'Allemagne et l'Estonie ont soumis, mardi 12 mai, au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution court relatif à la pandémie de Covid-19.

Comprenant seulement cinq points, la résolution proposée par les deux membres non permanents du Conseil et obtenue par l'AFP "demande une cessation générale et immédiate des hostilités dans tous les dossiers" à l'agenda du Conseil de sécurité — soit une vingtaine de pays en crise ou en guerre — afin de faciliter la lutte contre la maladie.

Le texte reprend des paragraphes qui figuraient dans le projet de la Tunisie et de la France, du langage agréé par les 15 membres du Conseil lors de négociations depuis mars ou qui avait été entériné dans de précédentes résolutions, comme des exclusions au cessez-le-feu pour continuer à lutter contre des groupes jihadistes.

Pause humanitaire

Comme dans le projet franco-tunisien, la nouvelle proposition appelle à une "pause humanitaire pour au moins 90 jours consécutifs" afin de permettre d'acheminer de l'aide aux populations les plus éprouvées.

Une date de mise au vote n'est pas encore connue, mais elle pourrait intervenir rapidement si aucun des cinq membres permanents du Conseil ne brandit une menace de veto, comme cela a été le cas pour le projet franco-tunisien, autour d'une mention sur l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vivement critiquée par Washington.

Le texte de l'Allemagne et de l'Estonie n'en comporte aucune et l'inconnue aujourd'hui réside dans la position de la Chine, qui souhaitait jusqu'à dernièrement une référence à cette agence onusienne, même implicite.En fin de semaine dernière, Pékin et Washington s'étaient rejeté la responsabilité de l'échec des négociations menées laborieusement par Paris et Tunis.

Dans une déclaration mardi à l'AFP, l'ambassadeur estonien à l'ONU, Sven Jürgenson, a souligné que le Conseil "devait trouver un moyen de sortir de l'impasse". "C'est une vraie honte pour le Conseil de sécurité de ne pas avoir été en mesure de remplir sa responsabilité" face à la pandémie, a-t-il ajouté, en espérant "un accord rapidement".

Boycott sur le dossier syrien

La Russie et la Chine ont par ailleurs boycotté, mardi, une visioconférence à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie et les armes chimiques, Moscou jugeant "inacceptable" qu'il ne s'agisse pas d'une réunion publique.

"La réunion (de mardi) avait été décidée à huis clos pour permettre aux membres du Conseil et à la Syrie d'échanger en toute franchise et de poser des questions aux intervenants", a souligné dans un communiqué la mission diplomatique britannique à l'ONU, "déçue" de la décision de Moscou et Pékin.

Avec AFP

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