Accéder au contenu principal

La Bourse de Paris déchante (-2,85%) après Powell

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ERIC PIERMONT AFP/Archives
Publicité

Paris (AFP)

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse (-2,85%) mercredi, après un discours sans nouvelles annonces du patron de la banque centrale américaine, le marché s'inquiétant par ailleurs toujours de l'impact des déconfinements en cours.

L'indice CAC 40 a reculé de 127,55 points à 4.344,95 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,01 milliards d'euros. La veille, il avait fini en légère baisse (-0,39%).

La cote parisienne a ouvert en recul et creusé ses pertes au fil de la journée, perdant jusqu'à plus de 3% en fin de séance après l'intervention du président de la Réserve fédérale américaine.

Jerome Powell a prévenu mercredi dans un discours que les dommages de la pandémie sur la première économie mondiale pourraient être "durables", ce qui justifie selon lui des plans d'aides d'urgence "coûteux" mais incontournables pour éviter une profonde récession.

A ce jour, le Congrès a fourni quelque 2.900 milliards de dollars de soutien budgétaire aux ménages, aux entreprises, aux prestataires de soins de santé ainsi qu'aux Etats et collectivités locales.

Soulignant que la "reprise pourrait prendre un certain temps avant de s'accélérer", M. Powell estime que des aides supplémentaires seront probablement nécessaires pour combattre l'impact du coronavirus.

Mardi, les démocrates ont dévoilé au Congrès américain un plan d'aide de 3.000 milliards de dollars pour secourir l'économie des Etats-Unis. Ce plan a toutefois peu de chances d'être adopté au Sénat, contrôlé par les républicains.

Le patron de la Fed "a surtout eu l'air de dire que c'était davantage le rôle de la politique budgétaire à partir de maintenant de relancer l'économie", et ne semble pas vouloir "initier une nouvelle étape dans la politique monétaire", commente auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, un analyste de Dôm Finance.

Le marché s'aperçoit aussi que la reprise de l'activité "est beaucoup plus lente que prévu, à la fois en Europe et aux Etats-Unis, tout en craignant une "éventuelle 2e vague de l'épidémie", selon M. Larrouturou.

Alors que le coronavirus a déjà fait plus de 290.000 morts sur la planète, de nouveaux cas ont été découverts en Chine tandis que l'immunologiste en chef de la Maison Blanche a mis en garde sur les risques d'une réouverture de l'économie trop hâtive aux Etats-Unis.

L'Union européenne a toutefois appelé mercredi ses membres à rouvrir leurs frontières intérieures pour faciliter le tourisme. L'Allemagne vise pour sa part une levée à la mi-juin des restrictions de circulation mises en place à ses frontières.

Côté macroéconomique, la production industrielle s'est écroulée en mars (-11,3%) dans la zone euro avec la mise en place des mesures de confinement.

Le Royaume-Uni a commencé pour sa part à ressentir le choc économique du coronavirus au premier trimestre avec une chute de 2% du PIB.

- ArcelorMittal toujours à la peine -

En matière de valeurs, ArcelorMittal a terminé dans le bas (-8% à 7,50 euros) du CAC 40.

Société Générale a chuté de 4,76% à 12,09 euros. JCDecaux a perdu 3,55% à 19,28 euros, lesté par le retrait de ses prévisions trimestrielles et une baisse de 12,6% de son chiffre d'affaires au premier trimestre.

Sanofi s'est replié de 1,67% à 89,49 euros. Le groupe servira les États-Unis en premier s'il trouve un vaccin contre le nouveau coronavirus, puisque le pays "partage le risque" des recherches menées à travers un partenariat, a dit le directeur général du laboratoire français Paul Hudson à l'agence Bloomberg, mercredi.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.