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Covid-19 : la Suède et la Biélorussie, ces pays qui ne se sont pas confinés

La France vit depuis le 11 mai sa première semaine de déconfinement après 55 jours de réclusion forcée pour tenter d'endiguer la pandémie de coronavirus. Une étape qui n'a jusqu'ici pas eu lieu en Suède ni en Biélorussie. Comment les habitants de ces pays vivent-ils la situation ?
La France vit depuis le 11 mai sa première semaine de déconfinement après 55 jours de réclusion forcée pour tenter d'endiguer la pandémie de coronavirus. Une étape qui n'a jusqu'ici pas eu lieu en Suède ni en Biélorussie. Comment les habitants de ces pays vivent-ils la situation ? © Reuters

Le 11 mai, la France a commencé sa sortie progressive de confinement, après 55 jours de réclusion forcée pour tenter d'endiguer la pandémie de coronavirus. Une mesure qui a été écartée en Suède ni en Biélorussie. Comment les habitants de ces pays vivent-ils la situation ? 

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Si face à la pandémie de coronavirus, la France a fait le choix de la quarantaine, ce n’est pas le cas dans tous les pays. La Suède, pour commencer, a sauté cette étape. Mais ça ne veut pas dire que le Covid-19 y est pris à la légère. Le pays a simplement adopté une autre stratégie : les habitants ont reçu des recommandations d’isolation sociale, et le gouvernement mise sur leur sens des responsabilités.

"C’est un peu comme si nous avions vécu directement dans votre monde d’après. Avec les gestes barrières, la distanciation sociale, mais aussi le droit de sortir", fait remarquer Annika, cheffe de projet suédoise résident dans une petite ville à coté de Stockholm.

Pour elle, la stratégie de son pays pourrait être la bonne. Car si la Suède compte plus de morts que ses voisins scandinaves avec plus de 3 000 décès recensés contre environ 500 au Danemark et 275 en Finlande, son nombre de cas n’a pas non plus explosé, et elle estime que le pays aura sûrement moins de mal à se relever de la pandémie d’un point de vue économique. La plupart des commerces, restaurants et bars n’ont jamais fermé. 

En Biélorussie, le président nie la gravité du virus

En Biélorussie, le président Alexandre Loukachenko se refuse à tout confinement à grande échelle, et dénonce la "psychose" du coronavirus. Résultat : très difficile de savoir le vrai nombre de morts, et la vie continue avec presque aucune mesure.

Ivan, manager résidant dans la ville de Moguilev, ne partage pas la désinvolture de son président : "J’ai acheté des masques et je limite mes déplacements. Je ne sors que pour aller au supermarché chercher à manger", indique-t-il. Il a longtemps continué à travailler, tout en portant un masque, et est maintenant en congés. 

Mais il confie que, selon lui, la plupart des Biélorusses ne prennent pas la situation au sérieux. "Quand tu entends dix fois par jour que le virus n’est pas dangereux, tu ne penses pas à faire attention !", se désole-t-il.

La Biélorussie a été le seul pays européen à ne pas suspendre son championnat de football pendant la pandémie. Et le 9 mai, les 75 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie ont été célébrés en grande pompe avec un défilé militaire, malgré les appels de l'OMS à trouver des "solutions alternatives" pour ne pas "risquer des vies humaines". 

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