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Élections municipales : 36 maires appellent à un second tour en juin

Selon ces élus, l'organisation rapide du scrutin est nécessaire car "des millions de Français attendent d'avoir un maire, une équipe municipale et communautaire en place".
Selon ces élus, l'organisation rapide du scrutin est nécessaire car "des millions de Français attendent d'avoir un maire, une équipe municipale et communautaire en place". © Denis Charlet, AFP

Dans une tribune parue dimanche dans le JDD, une trentaine d'élus de grandes villes appellent à l'organisation du second tour des élections municipales en juin.

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"La démocratie ne peut pas être plus longtemps confinée". Dans une tribune parue, dimanche 17 mai, dans le JDD, 36 maires de grandes villes, dont Anne Hidalgo (Paris), Nicolas Florian (Bordeaux) et Christian Estrosi (Nice), appellent à organiser le second tour des élections municipales en juin.

"Ne transformons pas le confinement sanitaire en un confinement démocratique qui serait néfaste à l'avenir de la France et organisons le deuxième tour des élections municipales dès le mois de juin", exhortent les signataires, parmi lesquels figurent aussi François Rebsamen (Dijon), Stéphane Le Foll (Le Mans) ou encore la candidate LR à Marseille Martine Vassal.

>> À lire aussi sur France 24 : Le second tour des municipales se tiendra-t-il en juin ?

Selon ces élus, l'organisation rapide du scrutin est nécessaire, car "des millions de Français attendent d'avoir un maire, une équipe municipale et communautaire en place, capable de prendre des décisions capitales pour nos écoles, nos transports, nos emplois".

Du fait de la crise sanitaire liée au coronavirus et au confinement décidé mi-mars, les élections municipales avaient été interrompues après le premier tour, et environ 5 000 communes sont en attente du second round. Les 30 000 autres que compte la France ont, elles, élu leur maire dès le premier tour, le 15 mars.

"Plus de 25,5 millions d'habitants concernés par le second tour"

L'exécutif devrait trancher la semaine prochaine, après avoir reçu un avis du Conseil scientifique, sur la possibilité de tenir le scrutin d'ici à la fin juin. Si cela n'était pas le cas, il faudrait refaire l'intégralité de l'élection pour les communes concernées, à l'automne voire en mars prochain selon les scénarios.

"Comment demander aux Français qui malgré leur inquiétude se sont déplacés pour venir voter le 15 mars, de refaire un premier tour ?", s'interrogent les auteurs de la tribune.

"Pour rappel, plus de 25,5 millions d'habitants vivent dans une commune concernée par le second tour", soulignent-ils encore. "Il est donc impératif de clore cette séquence électorale dès que possible, avant la période estivale. On ne peut pas demander aux maires de rouvrir les écoles pour l'éducation et de les fermer pour les élections", arguent-ils.

Les intercommunalités n'ont pu être installées

Les édiles font également valoir qu'en raison de la suspension de ce second tour, les intercommunalités n'ont pu être installées. Or "70 % de la commande publique sont réalisées par les communes et les intercommunalités. Elles sont le bras armé essentiel à notre économie et à nos emplois", observent-ils.

Depuis plusieurs jours, de nombreuses personnalités politiques font entendre leur préférence pour un second tour fin juin, vraisemblablement le 28. Parmi celles-ci, le candidat du Rassemblement national à Perpignan, Louis Aliot, qui estimait, samedi sur BFMTV, que les Français "attendent ce second tour" et ne voyait pas "ce qui pourrait fausser les résultats" en l'organisant avant l'été.  

Avec AFP

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