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Covid-19 : l'Inde prolonge son confinement jusqu'à fin mai

En Inde, le confinement affecte 1,3 milliard de personnes.
En Inde, le confinement affecte 1,3 milliard de personnes. © Sajjad Hussain, AFP

Le ministère indien de l'Intérieur a annoncé dimanche la prolongation du confinement du pays jusqu'à la fin du mois de mai, mais avec des assouplissements possibles afin de "faciliter les activités économiques".

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"Les mesures de confinement pour enrayer la propagation du Covid-19 restent en vigueur jusqu'au 31 mai" au minimum, a annoncé, dimanche 17 mai dans un communiqué, le ministère indien de l'Intérieur. L'Autorité de gestion nationale des situations d'urgence a ajouté que les restrictions seront modifiées "si nécessaire, afin de faciliter les activités économiques tout en contenant le virus".

L'Inde a ainsi prolongé son confinement, mais avec des assouplissements possibles afin de "faciliter les activités économiques". Ce confinement, qui affecte 1,3 milliard de personnes – le plus vaste de la planète – est en place depuis la fin du mois de mars et a eu des conséquences dramatiques pour les plus pauvres et les plus précaires des Indiens. Des millions d'entre eux ont perdu leur emploi.

Écoles, lieux de culte, centres commerciaux, cinémas et clubs de sports doivent rester fermés. L'interdiction des rassemblements religieux et des événements sportifs est également prolongée, a précisé le ministère.

Les métros ainsi que les vols intérieurs et internationaux restent également suspendus. Le couvre-feu, qui interdit tout déplacement entre 19 h et 7 h sauf pour des services essentiels, reste en place.

Les restaurants, quant à eux, ne seront autorisés à servir que pour la vente à emporter. Les stades et enceintes sportives peuvent être utilisés pour des rencontres, mais sans public.

Près de 5 000 nouvelles infections en 24 heures

Cette extension du confinement a été annoncée dimanche, le jour même où le pays a enregistré l'augmentation la plus importante du nombre de cas en 24 heures, avec 4 987 nouvelles infections. Cela porte le nombre de cas à plus de 90 000, dont 2 872 morts.

"L'Inde ne vivra pas le pire à cause du Covid-19, contrairement à d'autres pays", a tweeté le ministre de la Santé, Harsh Vardhan, ajoutant que les gouverneurs des États indiens avaient la latitude d'adapter les mesures à la situation locale.

Les experts sanitaires estiment que l'Inde ne vivra le pic d'infections qu'en juin ou juillet, et ont appelé à faire plus de tests pour déterminer l'ampleur de la contamination.

Crise des travailleurs migrants

L'effondrement de l'économie indienne a provoqué une crise des travailleurs migrants, de nombreuses sociétés ayant fermé lorsque le confinement a été instauré.

Sans emploi et affamés, nombre de migrants ont quitté les villes, certains marchant des centaines de kilomètres. Des dizaines ont perdu la vie dans des accidents ou épuisés.

D'autres, encore bloqués dans les villes, ont affronté la police lors de manifestations dans lesquelles ils réclamaient de pouvoir retourner dans leurs villages d'origine.

Dimanche, cinq policiers et un journaliste ont été blessés à Rajkot, dans l'État de Gujarat (ouest), lorsque plus de 3 000 travailleurs migrants ont affronté les forces de l'ordre après l'annulation d'un train spécialement affrété pour les ramener chez eux.

Avec AFP

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