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Syrie : le magnat Rami Makhlouf accuse le régime de Damas de nouvelles intimidations

Après une première vidéo publiée le 3 mai, Rami Makhlouf, richissime cousin du président Bachar al-Assad, a de nouveau pris la parole dans une vidéo diffusée sur Facebook, le 17 mai 2020.
Après une première vidéo publiée le 3 mai, Rami Makhlouf, richissime cousin du président Bachar al-Assad, a de nouveau pris la parole dans une vidéo diffusée sur Facebook, le 17 mai 2020. © AFP

Magnat syrien et cousin du président Bachar al-Assad, Rami Makhlouf a de nouveau pris la parole, dimanche, dans une vidéo publiée sur Facebook et dans laquelle il accuse les autorités de menacer de l'arrêter et de fermer son entreprise de télécommunications.

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Le magnat syrien Rami Makhlouf, cousin du président Bachar al-Assad, a accusé Damas, dimanche 17 mai, de menacer de l'arrêter et de fermer son entreprise de télécommunications s'il n'en versait pas les bénéfices à l'État.

Dans une vidéo de seize minutes diffusée sur Facebook, la troisième depuis avril, Rami Makhlouf, à la tête d'une holding, dont la société de téléphonie Syriatel, premier opérateur de téléphonie mobile du pays, a accusé le régime de vouloir mettre fin à son empire.

إِنَّ الـظَّـالِـمِـيــنَ بَـعْــضُـهُـمْ أَوْلِـيَـاءُ بَـعْـضٍ واللهُ وَلِـيُّ الْـمُـتَّـقِـيـنَ

Publiée par ‎رامي مخلوف‎ sur Dimanche 17 mai 2020

Brouille avec le pouvoir

Inscrit sur la liste des sanctions américaines depuis 2008, l'homme d'affaires de 51 ans avait déjà publié deux vidéos sur Facebook, dans lesquelles il interpellait Bachar al-Assad tout en s'épanchant sur des impayés réclamés par l'État et les mesures d'intimidations des services de sécurité.

Dimanche, il a affirmé que les autorités "ont exigé que nous versions les bénéfices de notre entreprise à l'État, faute de quoi nous serions arrêtés" et le permis de la société révoqué. "Ils veulent 120 % des profits [de la société]", a-t-il ajouté.

Sa brouille avec le pouvoir a éclaté à l'été 2019, lorsque les autorités ont pris le contrôle de son organisation caritative, Al-Boustan, avant de dissoudre des milices affiliées.

En décembre, quand le gouvernement a gelé les avoirs de plusieurs hommes d'affaires pour évasion fiscale et enrichissement illégal pendant la guerre, Rami Makhlouf était notablement concerné.

Des mesures susceptibles, de "détruire l'économie syrienne"

Fin avril, le magnat, longtemps pilier du régime, avait déjà contesté le paiement de plus de 160 millions d'euros d'arriérés exigé par les autorités, qualifiant la demande d'"injuste".  

Ce montant n'est pas une taxe, mais "un montant imposé par un groupe particulier, sans aucun droit ni recours à la loi", a-t-il assuré dimanche, indiquant toutefois être prêt à verser cette somme en guise de "soutien à l'État".

Selon lui, les autorités exigent désormais la signature par Syriatel d'un contrat exclusif avec un fournisseur non-identifié, sans aucun appel d'offres et sa démission à la tête de l'entreprise.

"Si vous pensez que je vais renoncer dans ces conditions, cela signifie que vous ne me connaissez pas", a-t-il asséné. 

Qualifiant de "feuilleton" les demandes et pressions exercées par le régime, l'homme d'affaires a mis en garde contre des mesures susceptibles, selon lui, de "détruire l'économie syrienne" déjà vacillante après neuf ans de guerre. 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (PSDH), près de 60 employés ont été arrêtés par les forces de l'ordre depuis avril. Dimanche, Rami Makhlouf a également condamné ces arrestations.

Avec AFP

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