Banlieues françaises : tensions à Argenteuil après la mort d'un jeune à moto

Un jeune homme de 18 ans est mort le 17 mai 2020 après un accident de moto, à Argenteuil, à proximité d'une voiture de police.
Un jeune homme de 18 ans est mort le 17 mai 2020 après un accident de moto, à Argenteuil, à proximité d'une voiture de police. © Patrick Kovarik, AFP

Un homme de 18 ans est mort dimanche matin à Argenteuil, en banlieue parisienne, à la suite d'un accident de moto à proximité d'une voiture de police. Dans la soirée, le quartier de la victime s'est embrasé. Une enquête a été ouverte par le parquet de Pontoise sur les circonstances de l'accident.

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Abribus saccagés, poubelles incendiées... Des échauffourées ont éclaté dimanche soir à Argenteuil, dans le Val-d'Oise, dans le quartier d'un jeune homme de 18 ans, mort dimanche matin après un accident de moto, à proximité d'une voiture de police. Déployées en nombre, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser de petits groupes d'habitants et, vers minuit, le calme était revenu.

Plus tôt dans la journée, le parquet de Pontoise avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l'accident qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche : le jeune conducteur de la moto a perdu le contrôle de son engin et percuté un poteau électrique dans un quartier pavillonnaire de la ville. Il est décédé de ses blessures dimanche matin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Au moment de l'accident, une équipe de la brigade anticriminalité (BAC) circulait dans ce même quartier pavillonnaire et a "croisé" le jeune homme sur sa moto, a indiqué une source policière, qui assure toutefois qu'il n'y a eu aucune tentative de contrôle ou d'interpellation. "Les policiers n'avaient ni gyrophare ni pare-soleil de police et ne comptaient pas le contrôler mais peut-être que le jeune homme les a identifiés et a paniqué", a affirmé cette source.

Une version récusée par des habitants rencontrés par l'AFP, qui ont tous accusé la police d'être responsable de l'accident. Un témoin qui ne s'est identifié que par son prénom, Abou, a ainsi affirmé que "le pare-choc de la voiture de la police a été percuté. On lui a fait peur, c'est pour ça qu'il est monté sur le trottoir, on lui a barré la route", selon ce jeune homme qui affirme qu'il se trouvait plus bas dans la rue au moment de l'accident.

Avec AFP

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