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Football : pour Maracineanu, l'Allemagne s'est pliée aux "considérations économiques"

Roxana Maracineanu, lors d'une conférence de presse au ministère des Sports à Paris, le 3 février 2020
Roxana Maracineanu, lors d'une conférence de presse au ministère des Sports à Paris, le 3 février 2020 © Bertrand Guay, AFP/Archives

Alors qu'en Allemagne, la Bundesliga a repris ses droits, samedi, la ministre française des Sports Roxana Maracineanu défend la décision de Paris d'interdire la reprise de la Ligue 1. Elle assure n'avoir aucun regret à avoir "donné la primauté à l'aspect sanitaire".

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Pas de regrets pour le gouvernement français. Invitée à commenter la reprise du football professionnel en Allemagne, le week-end dernier, la ministre française des Sports Roxana Maracineanu a estimé qu'outre-Rhin des "considérations économiques" avaient "pris le pas" sur les questions d'ordre sanitaire.

Face à la pandémie de coronavirus, "c'était important pour moi de donner la primauté à l'aspect sanitaire et au bien-être psychologique des athlètes sur des considérations économiques, qui, effectivement, dans d'autres pays, ont pris le pas", a regretté la ministre des Sports, en visite à l'Insep pour le retour de certains sportifs à l'institut de haute performance.

Si la saison de Ligue 1 de football a été arrêtée définitivement en France, sacrant le PSG champion, la Bundesliga a repris samedi, sans public et avec de stricts protocoles sanitaires.

Pas les mêmes enjeux

"Chaque pays a été touché de manière différente" par le Covid-19, rappelle Roxana Maracineanu. Et de pointer le régime fédéral en place en Allemagne, où ce sont "les régions qui prennent elles-mêmes leurs décisions, que ce soit pour la réouverture de l'école ou la reprise du sport".

Si "les enjeux ne sont pas les mêmes en Allemagne et en France", la ministre a questionné "la notion d'équité" en cas de reprise des compétitions européennes, en premier lieu la Ligue des champions, où le PSG et Lyon sont encore en lice.

"C'est vrai que cette notion d'équité est en jeu, il y en a qui ont fait le choix de reprendre leurs championnats, parce que, sans doute, et je le sais pour en avoir discuté avec mes homologues des grands pays européens du football, c'était des questions économiques qui étaient en jeu", a-t-elle insisté.

Le même traitement pour tous

"Je pense que dans la période que l'on vit, une décision qui a été guidée par le souci de la santé et de l'aspect sanitaire ne peut pas être remise en cause", a-t-elle encore ajouté, soulignant "toutes les mesures annoncées pour le sport (qui) valent aussi bien pour la plus petite des associations (...) que pour le sport professionnel" en France.

L'arrêt de la Ligue 1 a provoqué une levée de boucliers chez certains acteurs du foot, avec en première ligne le président lyonnais Jean-Michel Aulas, qui a déposé deux recours devant le tribunal administratif concernant l'arrêt anticipé du championnat.

La pause imposée par la crise du coronavirus "aurait pu être plus salutaire" pour le sport professionnel, a par ailleurs estimé la ministre, selon qui "on aurait pu profiter de ce moment-là pour se poser d'autres questions, que simplement 'est-ce que je suis 1er, 2e, 3e'".

Avec AFP

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