Touché de plein fouet par la crise sanitaire, Uber licencie à tour de bras

Uber a décidé de licencier 6 700 personnes depuis le début de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.
Uber a décidé de licencier 6 700 personnes depuis le début de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Josh Edelson AFP/File

Les licenciements se poursuivent chez Uber, qui a annoncé lundi la suppression de 3 000 emplois supplémentaires à travers le monde, et par visio-conférence. Le groupe s'est séparé d'un quart de ses effectifs.

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Uber, qui avait déjà annoncé la suppression de 3 700 emplois début mai en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur son activité, va licencier 3 000 salariés supplémentaires, a annoncé, lundi 18 mai, son PDG.

Le groupe, touché de plein fouet par les mesures de restrictions limitant les déplacements pour endiguer la pandémie, se sépare ainsi en quelques semaines d'environ un quart de ses effectifs au total. Uber va aussi fermer une quarantaine de bureaux dans le monde, sur plusieurs centaines au total. 

>> À lire : Le modèle économique d'Uber à l'épreuve du droit du travail

La plateforme prévoit également de se concentrer sur son cœur de métier, le transport de passagers et la livraison de nourriture avec Uber Eats, en abandonnant plusieurs projets considérés comme "non essentiels".

La société va notamment réduire la voilure de son laboratoire dédié à l'intelligence artificielle et son incubateur de projets. Elle étudie également des "alternatives stratégiques" pour Uber Works, le service qui ambitionnait de mettre en relation entreprises et travailleurs.

Des milliers de salariés licenciés en même temps par visio-conférence

"Compte tenu de l'impact dramatique de la pandémie et de la nature imprévisible de toute reprise éventuelle, nous concentrons nos efforts sur nos principales plateformes de mobilité et de livraison et redimensionnons notre entreprise pour qu'elle corresponde aux réalités de notre entreprise", a commenté le directeur général de la société Dara Khosrowshahi dans un message transmis à l'AFP.

Les nouvelles suppressions de postes sont réparties dans la plupart des divisions du groupe et dans l'ensemble des régions du monde. Elles ne concernent pas les chauffeurs, qui ne sont pas considérés comme des salariés par Uber.

Le groupe s'est attiré des critiques ces derniers jours, alors que circulait sur Internet une vidéo montrant la directrice du service clientèle annoncer leur licenciement à apparemment plusieurs milliers de salariés en même temps par visio-conférence.

Interrogé par l'AFP, Uber n'a pas souhaité faire de commentaires sur ce sujet. Mais plusieurs sociétés américaines ont recouru ces dernières semaines à des services de téléconférence pour annoncer des suppressions de poste en masse.

Avec AFP

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