Municipales : le Conseil scientifique ne s'oppose pas à un second tour en juin, sous condition

Lors du premier tour des élections municipales, à Lyon, le 15 mars 2020
Lors du premier tour des élections municipales, à Lyon, le 15 mars 2020 JEFF PACHOUD AFP/Archives

Dans un avis rendu mardi, le Conseil scientifique a déclaré ne pas être opposé à la tenue du second tour des élections municipales en juin. Le collège d'experts estime cependant nécessaire une nouvelle évaluation des conditions sanitaires en France d'ici 15 jours. 

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Le Conseil scientifique s’est prononcé sur la tenue des élections municipales. L’institution, sur laquelle s'appuie l'exécutif français depuis le début de l'épidémie de coronavirus, ne s'oppose pas formellement, dans un avis rendu mardi 19 mai, à la tenue du second tour des élections municipales en juin, tout en évoquant des risques sanitaires "importants" inhérents à la campagne électorale. 

"Le Conseil scientifique tient à souligner que la situation sanitaire s’est nettement améliorée par rapport au début du confinement", peut-on lire dans cet avis. "Par contre, il est difficile d’anticiper une situation incertaine pour les semaines à venir." 

“Une organisation profondément modifiée” 

Il y a des "risques sanitaires importants liés à la campagne électorale", poursuit l'instance, dont les avis ne sont pas systématiquement suivis par l'exécutif. "Si des élections sont organisées, l’organisation de la campagne électorale devra être profondément modifiée." 

"Il est par contre possible et nécessaire de sécuriser les opérations électorales proprement dites afin de réduire les risques qui leur sont associés", ajoute le conseil qui souligne que "d’un point de vue sanitaire, la tenue d’un seul tour de scrutin, quelle que soit la date retenue, est de nature à réduire les risques sanitaires au sens statistique." 

La décision du gouvernement attendue 

Dans ce contexte, il appelle les autorités à "tenir compte de la situation épidémiologique dans les 15 jours précédant la date décidée du scrutin, ainsi qu’à une surveillance soutenue 15 jours après le scrutin." 

En dépit de l’épidémie de coronavirus, l’exécutif avait choisi de maintenir le premier tour des municipales, le 15 mars dernier, en imposant des mesures sanitaires strictes. Deux jours plus tard, le 17 mars, il ordonnait le confinement de la population et reportait sine die le second tour prévu le 22 mars. 

Le gouvernement a depuis fait savoir qu’il n’annoncerait sa décision concernant la date du scrutin qu’après avoir reçu le rapport du conseil scientifique, qui l’appuie depuis le début de l’épidémie de coronavirus, et après avoir consulté les principaux partis politiques à ce sujet.

Sur les 35 000 communes de France, 30 000 conseils municipaux ont été élus au premier tour. 

Avec Reuters

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