Accéder au contenu principal

Covid-19 en Bolivie : soupçonné de corruption, le ministre de la Santé a été arrêté

La police bolivienne déployée dans les rues de La Paz le 16 janvier 2020.
La police bolivienne déployée dans les rues de La Paz le 16 janvier 2020. © Aizar Raldes, AFP

Le ministre de la Santé bolivien, Marcelo Navajas, a été interpellé, a annoncé mercredi le chef de la police bolivienne. Il est soupçonné de corruption, après l'achat à un tarif surévalué de 179 respirateurs dédiés aux malades du Covid-19. 

Publicité

Le ministre bolivien de la Santé, Marcelo Navajas, soupçonné de corruption lors de l'achat à une entreprise espagnole de 179 respirateurs pour malades du Covid-19, a été arrêté, a indiqué mercredi 20 mai le chef de la police bolivienne.

"Il est détenu dans les locaux de la Force spéciale de lutte contre le crime (FELCC) à La Paz" a indiqué le commandant de cette unité, le colonel Ivan Rojas, un jour après que la présidente bolivienne Jeanine Añez a ordonné l'ouverture d'une enquête pour "une possible corruption" concernant cet achat. 

Surévalués

La Bolivie a acheté les équipements médicaux à une entreprise espagnole pour un prix à l'unité de 27 683 dollars. Or la société les proposait à un prix variant entre 9 500 et 11 000 euros (entre 10 312 et 11 941 dollars). 

Deux autres fonctionnaires du ministère de la Santé ont également été interpellés. 

L'achat des 179 respirateurs pour près de cinq millions de dollars a été financé par la Banque interaméricaine de développement (BID). À ce titre, deux employés de l'organisation financière internationale ont été convoqués par la police pour être interrogés.

>> À lire aussi : Bolivie, les années Evo

Le scandale a éclaté pendant le week-end lorsque des médecins se sont plaints que les appareils n'étaient pas adaptés aux services de réanimation des hôpitaux boliviens. Des informations sur des soupçons de surfacturation ont alors commencé être divulguées. 

La Bolivie a enregistré 4 481 cas de Covid-19 dont 189 décès, selon les derniers chiffres officiels. Le pays est toujours en confinement, instauré le 17 mars, et les frontières sont fermées au moins jusqu'à la fin du mois. 

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.