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Dieselgate : deux dirigeants de Volkswagen évitent un procès en Allemagne

Le PDG et le président du conseil de surveillance de Volkswagen vont éviter un procès en Allemagne dans le cadre du scandale du "dieselgate".
Le PDG et le président du conseil de surveillance de Volkswagen vont éviter un procès en Allemagne dans le cadre du scandale du "dieselgate". © Michele Tantussi, Reuters

Deux patrons de Volkswagen, renvoyés en septembre 2019 pour manipulation des marchés financiers dans le cadre du "dieselgate", vont finalement éviter un procès en Allemagne en échange d'un paiement de neuf millions d'euros par le groupe.

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Le dénouement du scandale des moteurs truqués se précise. Une procédure pénale visant les deux plus hauts dirigeants de Volkswagen a pris fin, mardi 19 mai en Allemagne, en échange d'un paiement de neuf millions d'euros.

Renvoyés en septembre 2019 pour manipulation des marchés financiers dans le cadre du "dieselgate", Herbert Diess, PDG de Volkswagen depuis avril 2018, et Hans Dieter Pötsch, président du conseil de surveillance, vont finalement éviter un procès après un accord avec le procureur de Brunswick (nord).

Volkswagen prendra en charge le paiement de 4,5 millions d'euros par mis en cause, car il n'a pas identifié de "manquements aux devoirs envers l'entreprise" de la part des deux dirigeants, accusés d'avoir informé trop tard les investisseurs de la fraude sur les voitures diesel.

Véhicules truqués

Il ne s'agit que d'une des multiples procédures liées à ce scandale tentaculaire qui avait éclaté en septembre 2015. Volkswagen avait alors reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules avec un logiciel capable de les faire apparaître moins polluants lors de tests en laboratoire que sur les routes, révélation qui avait fait chuter le cours de l'action Volkswagen en Bourse.

Pour le groupe, cette enquête pénale contre ses actuels dirigeants était une des plus délicates : il s'agissait notamment de déterminer à quel moment le directoire avait été informé de la triche et des risques qui en découlaient.

"Lors du renvoi en septembre 2019 comme aujourd'hui, les conseillers juridiques et les représentants de l'entreprise estiment que les accusations contre M. Pötsch et M. Diess sont sans fondement", précise le groupe dans un communiqué. "Il est dans l'intérêt de l'entreprise de mettre fin à ces procédures."

30 milliards d'euros

Le patron de l'époque, Martin Winterkorn, avait lui aussi été renvoyé en septembre dernier pour "manipulation du cours de bourse", en plus d'un renvoi précédent pour "fraude aggravée". Il reste sous la menace d'un procès, son cas n'étant pas couvert par l'accord annoncé mardi.

Hans Dieter Pötsch est toujours visé par une enquête du parquet de Stuttgart pour manipulation de Bourse ; l'ancien patron de la marque Audi, Rupert Stadler, attend aussi un procès.

Des investisseurs réclament encore un dédommagement dans le cadre d'une procédure groupée ouverte en septembre 2018. Mais la fin de l'enquête pénale vient renforcer la défense du groupe dans ce dossier.

Le "dieselgate" a déjà coûté plus de 30 milliards d'euros au constructeur allemand, qui tente depuis de redorer son image en misant sur la voiture électrique.

Avec AFP

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