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Le magnat syrien Rami Makhlouf affirme que ses actifs ont été saisis par l'État

Le 17 mai 2020, Rami Makhlouf avait déjà publié une vidéo sur les réseaux sociaux dénonçant les intimidations du régime de son cousin Bachar al-Assad.
Le 17 mai 2020, Rami Makhlouf avait déjà publié une vidéo sur les réseaux sociaux dénonçant les intimidations du régime de son cousin Bachar al-Assad. © Rami Makhlouf sur Facebook (capture d'écran)

Le cousin de Bachar al-Assad, brouillé avec le pouvoir syrien depuis 2019, a une fois de plus pris la parole, mardi sur Facebook, pour dénoncer la saisie de tous ses actifs et ceux de sa famille par l'Autorité syrienne de régulation des télécommunications.

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Nouveau rebondissement dans l'affaire Rami Makhlouf. Ce cousin du président Bachar al-Assad, à la tête de Syriatel, le plus grand opérateur de la téléphonie mobile en Syrie, a annoncé mardi 19 mai sur Facebook que l'État avait ordonné la saisie de tous ses actifs. L'administration réclame en effet à cette société le paiement de 185 millions de dollars (160 millions d'euros) d'arriérés.

L'Autorité syrienne de régulation des télécommunications "saisit mon argent, l'argent de ma femme et de mes enfants, même si son problème est avec ma compagnie et pas avec moi personnellement", a affirmé ce riche homme d'affaires, qui a longtemps été le principal appui financier du régime Assad.

Le magnat de 51 ans, qui a aussi des intérêts dans le pétrole, l'électricité et l'immobilier, a en outre déclaré s'être vu "interdire de travailler avec l'État pendant cinq ans".

L'Autorité syrienne de régulation des télécommunications a de son côté accusé Syriatel de manquer à ses engagements et a récemment averti l'opérateur qu'elle allait prendre toutes les mesures légales pour recouvrer "les droits de l'État" et les "sommes légalement" dues par Syriatel et nécessaires au maintien de sa licence.

Une soixantaine d'arrestations

La brouille de Rami Makhlouf avec le pouvoir a éclaté en 2019, lorsque ce dernier a pris le contrôle de son organisation caritative, Al-Boustan, avant de dissoudre des milices qui lui étaient affiliées.

En décembre, le gouvernement a gelé les avoirs de plusieurs hommes d'affaires pour évasion fiscale et enrichissement illégal pendant la guerre, y compris ceux de Rami Makhlouf.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, près de 60 employés – 40 travaillant à Syriatel et 19 pour l'association Al-Boustan – ont été arrêtés par les forces de l'ordre depuis avril.

Avec AFP

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