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Journée mondiale de la biodiversité : "Ne pas agir, c'est faillir à l'humanité"

Abeille butinant dans un champ de fleurs à Plasa, en Albanie.
Abeille butinant dans un champ de fleurs à Plasa, en Albanie. © Gent Shkullaku, AFP

Le 22 mai est la Journée mondiale de la biodiversité. Une cause essentielle alors que "la nature décline à un rythme sans précédent", selon Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, qui rappelle que les changements environnementaux favorisent l'émergence d'infections transmises par les animaux. Dont le coronavirus. 

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La biodiversité désigne toutes les formes de vie sur Terre. Plantes, animaux, micro-organismes… Tout ce qui fait la richesse de notre planète. Ces trésors sont aujourd’hui menacés, et c’est pour alerter de l’urgence que l’ONU a instauré la Journée internationale de la diversité biologique le 22 mai, date d’entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique, signée en 1993. 

"La nature décline actuellement à un rythme sans précédent, avec un taux d’extinction des espèces qui s’accélère, provoquant dès à présent de graves effets sur les populations du monde entier", écrit Antonio Guterres, secrétaire général de Nations unies dans un communiqué. "Ne pas agir, c'est faillir à l'humanité", insiste-t-il.

Les changements environnementaux favorisent l'émergence des infections d'origine animales

Préserver la biodiversité, c’est préserver la nature, donc préserver l’Homme et la santé. Et l'actuelle pandémie de coronavirus, qui a affecté plus de 5 millions de personnes dans le monde, en est un exemple frappant. Qu'il vienne d'une chauve-souris ou d'un pangolin, c'est l'activité humaine qui a favorisé son passage à l'Homme, et si rien ne change, bien d'autres vont suivre, alertent des spécialistes et les Nations unies.

"Environ 60 % des maladies infectieuses chez l'homme sont des zoonoses, c'est-à-dire qu'elles nous parviennent par l'intermédiaire des animaux", rappelle  Antonio Guterres. Parmi les zoonoses apparues récemment, le virus Ebola, la grippe aviaire, le SRAS et, maintenant, ce nouveau coronavirus.

 

La France organisera un sommet international de la biodiversité le 11 janvier 2021

"Bien que l'origine de l'épidémie et sa voie de transmission restent encore à approfondir, il est important de savoir que les facteurs de l'émergence des zoonoses sont les changements dans l'environnement, entre autres", rappelle M. Guterres.  

Le chef de l'État français, Emmanuel Macron, a également pris conscience de la corrélation entre Covid-19 et biodiversité. "Protéger les écosystèmes permet de prévenir l'apparition d'épidémies comme celle du Covid-19", a-t-il déclaré sur twitter vendredi. Il annonce que la France organisera un sommet international de la biodiversité le 11 janvier 2021, le "One planet summit", à Marseille. 

"Assurer un avenir résistant et durable" 

Pour faire face à la pandémie de Covid-19, "une gestion saine des déchets médicaux et chimiques dangereux, une intendance solide et mondiale de la nature et de la biodiversité et un engagement clair à reconstruire en mieux […] sont nécessaires". Il plaide donc en faveur des emplois verts et d'une transition vers des économies neutres en carbone. "L'humanité dépend des mesures prises dès maintenant pour assurer un avenir résistant et durable", insiste le secrétaire général de l'ONU.

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