Le premier des cinq pétroliers iraniens est arrivé au Venezuela

Le ministre vénézuélien du pétrole, Tareck El Aissami, le 10 mai 2019 à Caracas.
Le ministre vénézuélien du pétrole, Tareck El Aissami, le 10 mai 2019 à Caracas. © Marvin Recino, AFP

Le Fortune, premier des cinq pétroliers envoyés au Venezuela par l'Iran pour lui fournir des carburants, est arrivé au port d'El Palito, lundi, a annoncé le ministre vénézuélien du Pétrole, Tareck El Aissami.

Publicité

Pétrolier arrivé à bon port. Le premier des cinq pétroliers envoyés par l'Iran vers le Venezuela pour lui fournir des carburants est arrivé, lundi 25 mai, à la raffinerie du port d'El Palito dans le nord-ouest du pays, a annoncé Tareck El Aissami, le ministre vénézuélien du Pétrole. Cette livraison intervient en plein regain de tensions entre Téhéran et Washington.

"Photos de l'arrivée du premier navire, le 'Fortune', à notre raffinerie d'El Palito", a écrit le ministre sur Twitter, dans un message accompagné d'une photo du pétrolier à quai. "Nous continuons à avancer et à VAINCRE !!", a-t-il ajouté.

La raffinerie d'El Palito se trouve à proximité de Puerto Cabello, dans l'État de Carabobo, à environ 200 km à l'ouest de la capitale, Caracas.

Le Fortune était entré, samedi soir, dans les eaux du Venezuela où il avait été escorté par des navires militaires vénézuéliens.

L'arrivée des quatre autres navires (le Forest, le Petunia, le Faxon et le Clavel) est prévue dans les prochains jours.

Selon le site Marine Traffic qui suit les mouvements de navires à travers le monde, le Forest se trouvait, lundi matin, au large de l'île vénézuélienne de Margarita.

L'Iran met en garde les États-Unis

Cette flotte transporte quelque 1,5 million de barils de carburant et de dérivés entrant dans la production d'essence, selon des informations de presse. 

Ces derniers jours, l'Iran a mis en garde contre des "conséquences" si les États-Unis empêchaient la livraison de ses produits pétroliers au Venezuela, où les pénuries de carburant se sont aggravées depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Washington, qui souhaite la chute du président socialiste Nicolas Maduro, qu'il qualifie de "dictateur", a imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela et de l'Iran, ainsi qu'à l'encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires des deux pays.

Nicolas Maduro, soutenu par Téhéran

Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde mais sa production est en chute libre.

Selon Caracas, les sanctions américaines sont responsables de cet effondrement. Des experts, et l'opposition autour de son chef Juan Guaido, l'attribuent à des choix politiques erronés, au manque d'investissement et à la corruption.

Téhéran a de nombreuses fois manifesté son appui à Nicolas Maduro, qui est aussi soutenu par la Russie, la Chine et Cuba. 

Les étroites relations entre le Venezuela et l'Iran datent de l'époque du président Hugo Chavez (1999-2013), mentor et prédécesseur de Nicolas Maduro.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine