Menace de fermeture de sites Renault: blocage de la Fonderie de Bretagne

Publicité

Rennes (AFP)

Plusieurs dizaines de salariés ont bloqué lundi l'accès à la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan), pour protester contre la possible fermeture de l'usine par Renault, a constaté un photographe de l'AFP.

"Depuis 08H00, il y a un arrêt d'activité sur le site. On est plus d'une centaine devant, on va se relayer de jour comme de nuit", a déclaré à l'AFP Maël Le Goff, secrétaire de la section CGT. "On proteste contre l'annonce de la fermeture de l'entreprise, on n'a pas eu de démenti depuis les annonces dans la presse", a-t-il ajouté, précisant qu'environ 370 personnes étaient employées sur ce site situé à proximité de Lorient.

Une cinquantaine de salariés munis de banderoles étaient rassemblés devant l'entrée du site sous un soleil de plomb, a constaté un photographe de l'AFP.

Contactée par l'AFP, la direction de l'entreprise n'était pas joignable lundi.

Filiale du Groupe Renault, implantée depuis 1965, La Fonderie de Bretagne produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l'industrie automobile: pièces de sécurité et pièces pour les moteurs et les boîtes de vitesses, selon le site internet du groupe automobile.

Renault doit dévoiler vendredi les contours d'un plan d'économies de deux milliards d'euros, annoncé en février. Le groupe au losange traverse une mauvaise passe: après avoir enregistré en 2019 sa première perte nette en dix ans, Renault s'est vu encore fragilisé par la crise du coronavirus qui a paralysé ses usines et son réseau. Ses livraisons européennes ont chuté de 79% en avril.

Selon des informations de presse, quatre sites en France seraient menacés: Flins (Yvelines), Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), Dieppe (Seine-Maritime) et la Fonderie de Bretagne.