Parcs et jardins fermés en zone rouge : le Conseil d'État saisi

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins parisiens, mais le Premier ministre Édouard Philippe s'y est opposé.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins parisiens, mais le Premier ministre Édouard Philippe s'y est opposé. © Eric Piermont, AFP

Un référé-liberté a été déposé devant le Conseil d'État pour la réouverture des pars et jardins dans les zones rouges. À l'origine de cette saisine, l'association Respire estime qu'il s'agit d'une question de santé physique et mentale, notamment pour les populations les plus modestes.

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L'association Respire a annoncé, lundi 25 mai, avoir déposé un référé-liberté devant le Conseil d'État pour la réouverture des parcs et jardins en zone rouge, estimant leur fermeture contre-productive dans la lutte contre la pandémie de coronavirus.

La fermeture de ces espaces entraînent actuellement des "attroupements sur la voie publique transformant les trottoirs ou de simples impasses en lieux de rassemblement", au mépris de la distanciation sociale, fait valoir l'association dans un communiqué.

"Cette mesure est totalement contre-productive", estime Olivier Blond, directeur de Respire, cité dans le communiqué.

Une question de santé physique et mentale

À Paris et en Île-de-France, "l'ouverture des bois de Boulogne, de Vincennes, et de la Courneuve montre pourtant que l'accès aux espaces verts, selon des modalités bien précises, est compatible avec la lutte contre le coronavirus", argumente encore Respire, qui suggère d'ouvrir les parcs et jardins en interdisant les pique-niques et en réservant des plages horaires à certaines catégories de population. 

Pour l'association, la réouverture des parcs et jardins est une question de santé physique et mentale. Il s'agit également de donner accès aux populations les plus pauvres, qui vivent souvent dans de petits logements parfois insalubres, à des espaces verts. 

"Cette interdiction frappe davantage les citoyens les plus pauvres, ceux qui habitent des logements exigus sans accès à la verdure, ceux qui n'ont pas les moyens de partir trois mois dans une résidence secondaire", relève Olivier Blond.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins parisiens, mais le Premier ministre Édouard Philippe s'y est encore opposé la semaine dernière.

Avec AFP

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