REPORTAGE

Baccalauréat 2020 : les élèves de terminale dispensés de révisions

Ces lycéens parisiens ont déjà leur baccalauréat grâce au système de contrôle continu mis en place lors de l'épidémie de Covid-19.
Ces lycéens parisiens ont déjà leur baccalauréat grâce au système de contrôle continu mis en place lors de l'épidémie de Covid-19. © Clovis Casali, France 24

Si la décision de maintenir l’oral de français du baccalauréat pour les classes de première n'est toujours pas connue, les élèves de terminale savent de leur côté qu'ils seront évalués sur la base du contrôle continu. Une aubaine pour les élèves qui ont travaillé toute l'année.

Publicité

Des lycées qui restent pour l'instant fermés et un baccalauréat chamboulé. Avec le nouveau coronavirus, le traditionnel examen de fin de terminale organisé en salle disparaît au profit du contrôle continu. Si la question de l'oral de français n’a pas encore été tranchée pour les élèves de première, ceux de terminale savent en revanche qu’ils n’auront pas à plancher comme leurs prédécesseurs.

Les notes au bac seront basées sur les moyennes des premier et deuxième trimestres. Et ces moyennes seront arrondies au point supérieur. Pour éviter des différences entre les lycées qui notent plus durement que d’autres, un jury étudiera de près les résultats des dernières années, comme le nombre de mentions, pour harmoniser les résultats.

À voir aussi : "Baccalauréat 2020, une génération sacrifiée ?"

"Ça nous va très bien"

Une bonne nouvelle pour les lycéens qui ont obtenu de bonnes notes toute l’année. "Depuis qu'on est petits, on s'attend à avoir une grosse pression, explique Azénor, lycéenne de terminale à Paris. C'est le diplôme que l’on voit dans tous les films où les élèves découvrent leurs résultats." "Mais bon, on va pas se plaindre, je crois que ça nous va très bien", assure Adriano à ses côtés.

En revanche, ceux qui n’ont pas bien travaillé regrettent amèrement ce nouveau système. "Nous, on a déjà notre bac, poursuit Azénor. Mais pour ceux qui ne l'ont pas et qui se sont dit 'cette année, moi, je ne vais pas travailler, je tafferai juste pour avoir mon bac et ça va passer', c’est plus compliqué. Parce qu’on avait pas prévu le Covid, ni les grèves."

Le bac devrait être placé cette année sous le signe de la "bienveillance" selon le gouvernement. La dernière fois que l'examen avait dû être modifié à la dernière minute, c'était en 1968, à cause des grèves étudiantes.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine