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Le Costa Rica, premier pays d'Amérique centrale à légaliser le mariage gay

En raison du Covid-19, les Costaricains n'ont pas pu célébrer la légalisation du mariage homosexuel dans leur pays.
En raison du Covid-19, les Costaricains n'ont pas pu célébrer la légalisation du mariage homosexuel dans leur pays. © AFP

Le mariage homosexuel est désormais légal au Costa Rica, qui devient le premier État d'Amérique centrale à l'autoriser. Une décision condamnée par les députés évangéliques, qui s'y étaient longtemps opposés.

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La décision était vivement attendue suite à un jugement de la Cour suprême. Le Costa Rica est devenu, mardi 26 mai, le premier pays d'Amérique centrale à autoriser le mariage homosexuel, mais la pandémie de Covid-19 a empêché l'organisation des festivités prévues.

Huitième pays du continent américain - après le Canada, les États-Unis, l'Argentine, l'Uruguay, le Brésil, la Colombie et l'Équateur - à légaliser le mariage gay, le Costa Rica est aussi le premier pays à le faire en Amérique centrale et le 29e dans le monde.

Faute de célébrations, la télévision publique et les réseaux sociaux ont diffusé un programme spécial avec des rappels historiques sur la lutte contre les discriminations sexuelles et des messages de personnalités du monde entier.

Une victoire sur les députés évangéliques 

"Ce changement provoque une transformation sociale et culturelle significative qui va permettre à des milliers de personnes de se marier légalement", a commenté le président Carlos Alvarado.

Un enthousiasme non partagé par la députée évangélique Nidia Céspedes qui a condamné la légalisation du mariage gay, "jour de tristesse pour la famille traditionnelle costaricienne". "L'entrée en vigueur du mariage pour tous porte un coup à l'âme de générations de Costariciens qui ont cimenté les bases d'un grand pays attaché à la famille et à la vie", a-t-elle estimé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Les députés évangéliques ont à plusieurs reprises tenté d'empêcher cette légalisation, sans parvenir à réunir les appuis nécessaires au Parlement. 

En août 2018, la Cour suprême avait déclaré inconstitutionnelle l'interdiction du mariage entre partenaires du même sexe figurant dans le Code de la famille. Elle avait donné au Parlement, où siègent de nombreux conservateurs, 18 mois pour modifier la loi et prévu que l'interdiction tomberait sinon automatiquement au terme de ce délai, ce qui a été le cas.

Avec AFP

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