Wall Street, un oeil sur les tensions sino-américaines, ouvre en ordre dispersé

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New York (AFP)

Wall Street hésitait à l'ouverture vendredi, prudente avant une conférence de presse de Donald Trump sur la Chine et après de nouveaux indicateurs reflétant la sévérité du choc généré par la pandémie de coronavirus.

Vers 13H45 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,19% à 25.352,81 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,57% à 9.422,30 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, grappillait 0,01% à 3.030,18 points.

Wall Street avait terminé dans le rouge jeudi, fragilisée en toute fin de séance par la crainte d'une montée des tensions sino-américaines: le Dow Jones avait reculé de 0,58% et le Nasdaq de 0,46%.

"Le marché reste sur ses gardes avant la conférence de presse du président Donald Trump alors que les tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales s'intensifient", remarquent les analystes de Charles Schwab.

Après les vives tensions commerciales déclenchées peu après l'arrivée au pouvoir de M. Trump, les contentieux entre les deux pays se multiplient, entre le Covid-19, les Ouïghours, Taïwan, Hong Kong etc.

Sans donner de détails, le locataire de la Maison Blanche a annoncé jeudi qu'il annoncerait vendredi "ce que nous allons faire vis-à-vis de la Chine".

"Il n'y a pas beaucoup de conviction de la part des investisseurs car ils ne savent pas ce que le président va dire", remarque Patrick O'Hare de Briefing.

"Il pourrait décider de frapper fort et révoquer le statut spécial accordé par les Etats-Unis à Hong Kong. Il pourrait pencher pour une action intermédiaire et annoncer des sanctions contre des officiels chinois liés aux atteintes aux droits de l'Homme infligées aux Ouïghours. Il pourrait adopter une approche conciliante en menacant de prendre des mesures mais en ne les mettant pas en oeuvre", explique le spécialiste. "Il n'y a vraiment pas moyen de savoir."

Les indicateurs du jour continuaient pour leur part à montrer les effets des restrictions imposées pour enrayer la propagation du Covid-19 sur l'économie, avec notamment une chute des dépenses des ménages de 13,6% en avril.

Si les salaires et autres compensations ont reculé, les revenus des ménages ont dans le même temps augmenté de 10,5% grâce aux diverses aides apportées par les autorités.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, évoluant à 0,6764% contre 0,6900% jeudi soir.