Manifestation à Maubeuge contre le plan de restructuration de Renault

Des maires des environs de Maubeuge participent à une manifestation devant l'usine Renault de Feignies, le 26 mai 2020.
Des maires des environs de Maubeuge participent à une manifestation devant l'usine Renault de Feignies, le 26 mai 2020. © Thomas Lo Presti, AFP

Plusieurs milliers de personnes manifestaient, samedi matin, devant l'usine Renault de Maubeuge, pour protester contre le projet de transfert de production des utilitaires électriques Kangoo à Douai.

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Quelques milliers de personnes se sont rassemblées, samedi 30 mai, devant l'usine Renault de Maubeuge, à l'arrêt depuis vendredi, pour manifester contre la décision du constructeur automobile de supprimer 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France.

Les manifestants ont entamé peu après 10 h, à l'appel de l'intersyndicale de l'usine (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Sud), une marche partant du site pour rejoindre l'Hôtel de ville de Maubeuge, à environ 6 km de là.

La direction du constructeur, en difficulté, envisage le transfert de production des utilitaires électriques Kangoo, qui concerne environ 2 900 employés, à Douai, à environ 70 km de là, qui hériterait d'une nouvelle plateforme.

"C'est un séisme qui est en train de se passer. Nous voulons garder notre entreprise ici. Aujourd'hui, cette manifestation est très importante, même si ce n'est qu'une première étape, pour montrer au gouvernement et à Renault que les salariés et les habitants de cet arrondissements sont attachés à cette entreprise et qu'on est soutenus. On a besoin de ces emplois, sinon c'est un territoire complet qui va mourir !", a déclaré à l'AFP Jérôme Delvaux, secrétaire du syndicat CGT-MCA.

"Le combat ne fait que commencer"

"On nous a annoncé qu'on était la meilleure usine d’Europe, qu'on n’avait rien à craindre, et aujourd'hui on nous dit qu'on va fermer pour tout mettre à Douai ? On ne peut pas laisser ça partir...", s'indignait de son côté Jean-Marc Pelleriaux, 61 ans, formateur en zone retouche et membre de la CGT.

"Le Kangoo doit rester à MCA", "Défendons nos emplois, non au transfert de l'usine de Maubeuge à Douai", "Senard : trahison, Macron : tiens ta parole !", pouvait-on lire sur les banderoles.

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"C'est pas le patronat qui fera la loi, la vraie démocratie elle est ici !", scandaient aussi les manifestants, dont la quasi-totalité portait un masque.

De nombreux élus avec écharpe tricolore défilaient également dans le cortège. Ceux-ci, dont le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, s’étaient déjà mobilisés mardi aux côtés des syndicalistes et des salariés de l’usine. "Le combat ne fait que commencer", estime le maire DVD de Maubeuge, Arnaud Decagny.

Avec AFP

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