Mort de George Floyd : la Fifa appelle les instances nationales au "bon sens"

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, au siège de l'OMS à Genève, le 4 octobre 2019.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, au siège de l'OMS à Genève, le 4 octobre 2019. © Fabrice Coffrini, AFP/Archives

Alors que les hommages du monde du football à George Floyd se multiplient – une enquête de la commission de discipline a notamment été ouverte en Bundesliga – la Fifa n'a pas ouvertement condamné ces manifestations qui, en théorie, ne sont pas autorisées. Elle appelle au "bon sens", évoquant un "contexte" particulier.

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Malgré les nombreux gestes de certains footballeurs en hommage à George Floyd, théoriquement passibles de sanctions, la Fifa refuse pour le moment de prendre une position tranchée. Mardi 2 juin, l'instance a appelé les organisateurs de compétitions à faire preuve de "bon sens" et à tenir compte du "contexte", au lendemain de l'annonce d'une enquête de la commission de discipline en Bundesliga.

La Fifa "comprend parfaitement la profondeur des sentiments et des préoccupations exprimés par de nombreux footballeurs à la lumière des circonstances tragiques de l'affaire George Floyd", mort lors de son interpellation aux États-Unis par la police, écrit l'instance internationale dans un communiqué.

La Fifa qui, "de façon répétée, a exprimé son opposition à toute forme de racisme et de discrimination" rappelle que l'application des lois du jeu approuvées par l'IFAB "est laissée aux organisateurs des compétitions, qui doivent faire preuve de bon sens et prendre en considération le contexte entourant les événements".

Lundi, après des gestes de plusieurs joueurs du championnat allemand durant le week-end, la Fédération allemande de football (DFB) a annoncé que sa commission de discipline se pencherait sur ces gestes d'hommage à George Floyd.

La Fédération allemande envisage des sanctions

La commission doit statuer sur les cas des joueurs de Schalke 04, Weston McKennie, et de Dortmund, Jadon Sancho et Achraf Hakimi, qui ont témoigné de leur indignation en portant un brassard pour le premier et en dévoilant des messages sur des T-shirts pour les deux autres.

En revanche, l'attaquant français de Mönchengladbach, Marcus Thuram, qui avait posé un genou à terre après un but et repris ainsi un geste popularisé par le joueur de football américain Colin Kaepernick pour dénoncer les violences policières contre la population noire aux Etats-Unis, n'est pas concerné par cette procédure.

La Fédération allemande a précisé que le carton jaune récolté par Sancho ne l'avait pas été pour avoir dévoilé un message politique, mais pour avoir relevé son maillot.

Rainer Koch, vice-président de la DFB, a déclaré qu'il restait à déterminer si les joueurs concernés méritaient ou non sanction.

"Pendant l'enquête, il faudra vérifier si un match ou un terrain de jeu sont le lieu adéquat pour ce type d'action", a-t-il déclaré, des propos nuancés par le président de la fédération, Fritz Keller, qui a dit "comprendre" le geste des joueurs.

Avec AFP

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