Le scientifique iranien qui était détenu aux États-Unis en cours de rapatriement, selon Zarif

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 17 janvier 2020, en visite en Inde.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 17 janvier 2020, en visite en Inde. © Punit Paranjpe, AFP

L'avion transportant le scientifique Cyrous Asgari, détenu plusieurs années aux États-Unis après avoir été accusé de vol de secrets industriels, a décollé mardi du territoire américain.

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"Bonne nouvelle, un avion transportant le Dr Cyrous Asgari a décollé d'Amérique. Félicitations à son épouse et à sa famille", a tweeté mardi 2 juin le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif. L'avion rapatriant le scientifique iranien, détenu plusieurs années aux États-Unis sur des accusations de vol de secrets industriels avant d'être acquitté, a décollé du territoire américain.

En dépit de son acquittement en novembre dernier, le scientifique iranien restait incarcéré aux États-Unis, apparemment pour des raisons liées aux lois sur l'immigration.

>> À voir : "États-Unis vs Iran : une crise qui réconcilie population et régime iranien ?"

Contaminé par le nouveau coronavirus

Le ministère iranien des Affaires étrangères avait indiqué le mois dernier que Cyrous Asgari avait contracté le nouveau coronavirus au cours de sa détention.

En mars, le scientifique avait déclaré au quotidien britannique The Guardian que la police de l'immigration américaine le gardait dans un centre de détention en Louisiane sans installations sanitaires de base et lui refusait de rentrer en Iran malgré son acquittement.

L'Iran et les États-Unis, ennemis depuis des décennies, détiennent encore réciproquement plusieurs ressortissants de l'autre pays et ont récemment appelé à leur libération en raison de la pandémie de Covid-19.

Appel de Téhéran à un échange de prisonniers

L'Iran est le pays le plus touché au Moyen-Orient, avec plus de 150 000 contaminations, dont près de 8 000 morts. À l'étranger comme à l'intérieur du pays, des responsables et des experts soupçonnent les chiffres officiels d'être largement sous-estimés.

Les États-Unis sont le pays le plus touché au monde, avec près de 1,8 million de cas, dont plus de 104 000 morts.

Plusieurs arrestations ou condamnations d'Iraniens ont eu lieu aux États-Unis depuis que le président américain Donald Trump a dénoncé en 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran.

L'Iran, qui détient au moins cinq américains, a récemment appelé à un échange global de prisonniers avec les États-Unis, qui détiennent quinze Iraniens selon une liste compilée par l'AFP à partir de communiqués officiels et informations de presse.

Avec AFP

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