Ligue 1 : décision du Conseil d'État attendue d'ici mardi

Le football français a acté lors d'une réunion du Bureau de la Ligue des dates "privilégiées" de reprise de la saison 2020-2021, avec un coup d'envoi espéré pour la Ligue 1 au 23 août
Le football français a acté lors d'une réunion du Bureau de la Ligue des dates "privilégiées" de reprise de la saison 2020-2021, avec un coup d'envoi espéré pour la Ligue 1 au 23 août PASCAL PAVANI AFP/Archives

Appelé à se prononcer sur les recours présentés par Lyon, Amiens et Toulouse, le Conseil d'État rendra son verdict en début de semaine prochaine. Les trois clubs s'estiment lésés par l'arrêt prématuré de la Ligue 1 en raison de la pandémie de Covid-19.

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Le feuilleton judiciaire se poursuit en Ligue 1. Lyon, Amiens et Toulouse ont contesté, jeudi 4 juin, les modalités de l'arrêt du championnat de France de football, lors d'une audience de trois heures, émaillée par les répliques combatives du président lyonnais Jean-Michel Aulas devant le Conseil d'État, qui prévoit de rendre sa décision lundi ou mardi.

L'ordonnance, soit la décision de la cour administrative suprême, est attendue lundi ou mardi, a indiqué le juge des référés, qui a réclamé aux parties deux pièces additionnelles.

Au cours de la séance, le dirigeant de l'OL a eu de vifs échanges avec Didier Quillot, directeur général exécutif de la Ligue (LFP), venu défendre la décision du Conseil d'administration de la LFP de mettre un terme à la saison 2019-2020 en raison de la pandémie de coronavirus, et de figer son classement selon un quotient points pris/matches joués.

Relégués en Ligue 2

Cet arrêt anticipé a eu pour effet d'attribuer à l'OL la septième place du classement final, privant le club de toute qualification pour les compétitions européennes par le biais du Championnat. Amiens (19e) et Toulouse (20e) ont pour leur part été relégués en Ligue 2.

"Nous sommes dans une situation invraisemblable, par rapport à la décision d'arrêter, alors que nous pouvons redémarrer. Je suis consterné", a déclaré Jean-Michel Aulas, qui souhaite toujours finir la saison sur le terrain, à l'image des autres grands championnats européens, qui ont choisi de reprendre la compétition.

Et face à Didier Quillot, qui rappelait que Jean-Michel Aulas avait voté pour la fin des championnats amateurs en tant que membre du comité exécutif de la Fédération (FFF), alors qu'il s'y oppose pour la L1, le patron de l'OL s'est montré offensif.

"Pour M. Quillot, qui est récent dans la fonction, la Fédération a statué uniquement sur les championnats amateurs. La LFP n'a pas fait la distinction entre mondes professionnel et amateur. Ça n'a rien à voir !", s'est animé le président lyonnais.

"M. Aulas rappelle que je suis jeune dans la fonction, ça fait quatre ans, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas capable de gérer un Conseil d'administration !", a répliqué Didier Quillot.

Pour Aulas, on "balaye toute l'histoire"

Les deux hommes ont fait part de leurs désaccords sur l'interprétation de la date du 3 août "fortement recommandée" par l'UEFA pour terminer la saison, ainsi que sur la possibilité que Mediapro, futur diffuseur de la L1 à partir de 2020-2021, puisse diffuser le redémarrage de la saison interrompue si elle devait reprendre.

La séance, suivie par une trentaine de journalistes, a aussi évoqué, entre autres, la légalité de la décision prise par le Conseil d'administration, et les questions soulevées par le mode de calcul du classement final.

"Le classement déterminé par un quotient, on n'a jamais vu ça ! Jamais ! On balaye toute l'histoire, tous les investissements réalisés par Lyon, Amiens et Toulouse", a fait valoir Jean-Michel Aulas.

De son côté, le président du club amiénois Bernard Joannin, présent à l'audience, était accompagné par Alain Gest, président de la communauté d'agglomération d'Amiens (Amiens Métropole) qui s'est joint au recours.

"Ce combat continue, nous sommes contents d'être là parce qu'on nous a imposé d'aller en justice, notre dernier rempart face à cette décision inique du Conseil d'administration de la Ligue. Depuis le début, j'ai dénoncé cette décision contraire aux valeurs d'égalité et d'équité sportive", a déclaré Bernard Joannin à la presse avant l'audience.

Avec AFP

 

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